Washington et Londres négocient un accord commercial

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Le représentant spécial au commerce extérieur américain Robert Lighthizer (à gauche) a rencontré le secrétaire britannique au Commerce international, Liam Fox, pour une séance de travail.

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Virginie Montet
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a affirmé mardi que les États-Unis s'apprêtent à signer un accord commercial «majeur» avec le Royaume Uni, égratignant au passage l'Union européenne en l'accusant d'être «protectionniste».

«Nous travaillons à un accord commercial majeur avec le Royaume Uni. Pourrait être très important et prometteur. DES EMPLOIS! L'Union européenne est très protectionniste avec les USA. STOP!», a écrit le président américain dans un tweet.

Le secrétaire britannique au Commerce international, Liam Fox, est en visite à Washington où il a prononcé un discours sur les relations commerciales avec les États-Unis dans le cadre du Brexit. Il a notamment rencontré le représentant spécial au commerce extérieur américain (USTR) Robert Lighthizer pour une séance de travail.

Début juillet en marge du G20 à Hambourg en Allemagne, Donald Trump avait déjà indiqué que les États-Unis concluraient «très, très rapidement» un accord commercial avec la Grande-Bretagne.

Le président républicain avait rencontré la Premier ministre britannique Theresa May et assuré qu'un «très, très gros deal, considérable et très bon pour les deux pays» était en route.

En théorie, la Grande-Bretagne ne peut conclure d'accords commerciaux avec des pays tiers tant qu'elle n'est pas sortie de l'Union européenne, dans le cadre des négociations sur le Brexit censées s'achever en 2019.

Au cours de ses rencontres avec l'équivalent américain du ministre du Commerce extérieur, la délégation britannique a d'abord évoqué comment établir «la continuité commerciale» entre les deux pays une fois que les Britanniques auront quitté l'Union européenne.

Les États-Unis absorbent 16% des exportations britanniques mais l'UE représente presque trois fois plus (44%).

Les échanges entre les deux pays pèsent environ 230 milliards de dollars, selon l'USTR et les Etats-unis affirment être le premier investisseur sur le sol britannique. De janvier à mai, les échanges se sont traduits par un léger excédent de 850 millions de dollars au profit des États-Unis pour les seules marchandises.

Mais au-delà de la «continuité commerciale», les deux pays entendent «poser les fondations d'une future relation commerciale une fois que le Royaume Uni a quitté l'UE», a indiqué l'USTR à l'issue des travaux conduits par les deux délégations.

Redonner confiance

Il n'a pas été indiqué sur quelle base ou quels produits porterait ce nouvel accord commercial qui est toutefois qualifié par le responsable britannique d'«ambitieux accord de libre-échange».

«Notre priorité immédiate est d'apporter certitude et confiance aux entreprises des deux côtés de l'Atlantique», a affirmé Liam Fox. «Le groupe de travail va commencer à jeter les bases de négociations potentielles vers un ambitieux accord de libre-échange», a-t-il ajouté.

Dans une tribune parue dans le Wall Street Journal lundi, le responsable britannique s'est félicité du fait que l'économie britannique était la 2e plus dynamique en termes de croissance au sein du G7.

Il a rappelé que les investissements américains en Grande-Bretagne et britanniques aux États-Unis totalisaient plus de 1000 milliards de dollars et fournissaient un million d'emplois dans les deux pays.

M. Fox a aussi assuré que «même l'Union européenne estimait que 90% de la croissance mondiale dans la prochaine décennie serait issue de pays extérieurs à l'Europe», ce qui plaide pour davantage de relations commerciales outre-atlantique, selon lui.

Dans son tweet matinal annonçant le projet d'accord, le président Trump, qui a fait du commerce un des ses chevaux de bataille pour mettre en avant l'«Amérique d'abord», a accusé l'Union européenne de protectionnisme.

Cela fait écho aux enquêtes anti-dumping lancées par Washington sur les importations d'acier, qui visent certes la Chine, mais aussi l'Allemagne et l'Italie.

Le président Trump a aussi fustigé à plusieurs reprises, parfois dans un tweet, «le massif déficit commercial» des États-Unis avec l'Allemagne.

À l'autre bout de la planète, mardi, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a déclaré, en visite à Wellington, que la Nouvelle Zélande serait sans doute parmi les premiers pays à nouer un accord commercial post-Brexit avec le Royaume Uni.

«Brexit n'est pas, n'était pas et ne sera pas synonyme d'une Grande Bretagne tournant le dos au monde», a affirmé M. Johnson ajoutant que la Nouvelle Zélande était parmi les partenaires «en tête de peloton» pour signer un accord avec Londres.




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