Le pétrole termine en baisse après une progression surprise des stocks

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Lors de la semaine achevée le 20 octobre, les stocks de brut ont progressé de 900 000 barils alors que les anticipations des acteurs du marché suggéraient un recul de 3 millions de barils.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le pétrole coté à New York et à Londres a terminé en ordre dispersé mercredi après une progression surprise des réserves de brut aux États-Unis la semaine dernière.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a perdu 29 cents pour clôturer à 52,18 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a fini à 58,44 dollars, en hausse de 11 cents par rapport à la clôture de mardi.

«Les anticipations des analystes étaient à la baisse sur les réserves de pétrole brut. Une hausse a fait logiquement chuter le cours» du WTI, a analysé James Williams de WTRG Economics.

Lors de la semaine achevée le 20 octobre, les stocks de brut ont progressé de 900 000 barils alors que les anticipations des acteurs du marché suggéraient un recul de 3 millions de barils.

Les réserves d'essence ont de leur côté reculé de 5,5 millions de barils, contre des attentes de progression de 1,7 million de barils.

«Les raffineurs effectuent leurs activités de maintenance à cette période de l'année. Ce qui explique généralement un gonflement des stocks de pétrole et une production d'essence inférieure», a détaillé M. Williams.

Gel du référendum kurde

Le marché réagissait par ailleurs à la proposition d'apaisement du Kurdistan irakien mercredi: la région autonome, en conflit majeur avec l'Irak après l'organisation d'un référendum d'indépendance, a proposé à Bagdad de «geler les résultats» de son référendum.

«Cette nouvelle a un petit impact sur les investisseurs. Mais s'il s'agissait du sujet central aujourd'hui, on observerait un prix du Brent plus bas que celui du WTI, ce qui n'est pas le cas», a commenté Bill O'Grady de Confluence Investment.

Les exportations de pétrole qui transitent par le port turc de Ceyhan, et qui souffrent de perturbations depuis l'éclatement du conflit dans le nord de l'Irak, sont principalement à destination du marché européen.

Les investisseurs semblaient par ailleurs avoir intégré une prolongation de l'accord de réduction de brut de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs partenaires, limitant ainsi le mouvement de hausse enregistré ces derniers jours.

Des commentaires de responsables politiques saoudiens et russes sont allés en début de semaine dans le sens d'une prolongation de cet accord qui consiste à limiter leurs extractions afin de limiter l'offre de brut sur le marché mondial et ainsi tenter de redresser les prix.

«Ils (les pays pétroliers, NDLR) en parlent désormais depuis six mois. Tout le monde anticipe une prolongation de l'accord», a réagi M. Williams.

Le cartel et ses partenaires se réuniront le 30 novembre à Vienne pour évoquer une prolongation de l'accord au-delà de mars 2018.




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