Le pétrole galvanisé par l'Arabie saoudite

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Vers 9h15, le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, avançait de 98 cents à 47,32 dollars sur l'échéance de septembre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole coté à New York ont terminé en nette hausse mardi, entraînés par l'engagement de l'Arabie saoudite à limiter ses exportations en août et par l'anticipation d'un nouveau recul des réserves de brut aux États-Unis.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a progressé de 1,55 dollar pour clôturer à 47,89 dollars sur l'échéance de septembre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d'autres grands producteurs, dont la Russie, sont engagés depuis début 2017 dans un accord qui prévoit une limitation de la production de pétrole visant à redresser les prix de l'or noir.

L'Arabie saoudite s'est engagée lundi lors d'une réunion de suivi de cet accord à Saint-Pétersbourg à limiter ses exportations en août à 6,6 millions de barils par jour, contre plus de 7,2 millions certains mois de 2016.

Le Nigeria, exempté comme la Libye de quotas en raison des troubles géopolitiques qui minent leurs industries pétrolières, a aussi promis à cette occasion de se joindre à l'accord une fois que sa production remonterait à 1,8 million de barils par jour.

«Le marché continue mardi à profiter de ces annonces favorables à une remontée des prix», a avancé Gene McGillian de Tradition Energy.

L'autre élément moteur du marché a été «la prévision d'un nouveau repli des stocks de pétrole brut aux États-Unis, pour la quatrième semaine consécutive», a relevé Bart Melek de TD Securities.

Au cours des trois dernières semaines, ces réserves ont reculé au total de 18,6 millions de barils.

Le Département américain de l'Energie (DoE) doit publier mercredi ses chiffres pour la semaine achevée le 21 juillet.

Selon la médiane d'un consensus d'analystes compilé par l'agence Bloomberg, les réserves de brut auraient reculé de 3 millions de barils, celles d'essence de 1,8 million de barils et celles de produits distillés de 500 000 barils.

«Comme le marché s'est récemment principalement concentré sur la forte hausse de la production américaine», la chute des stocks «permet de changer un peu la perspective», a relevé M. Melek.

L'annonce par la compagnie Shell de la fermeture d'un oléoduc clé dans le sud du Nigeria en raison d'une fuite a aussi participé à l'avancée des prix, selon Gene McGillian.

Ces éléments «poussent le marché à ignorer des facteurs penchant fondamentalement pour une baisse des cours, comme le fait que la production de pétrole ne cesse d'augmenter aux États-Unis, en Libye ou au Nigeria», a-t-il remarqué.




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