Shell prévoit plus d'économies et pourrait quitter 10 pays

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Le PDG de Shell, Ben van Beurden.

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Agence France-Presse
Londres

Royal Dutch Shell a revu à la hausse mardi les économies qu'il attend du rachat du producteur d'hydrocarbures BG Group et a indiqué qu'il pourrait se retirer de 10 pays dans le cadre de son plan de cession d'actifs.

Le groupe pétrolier anglo-néerlandais prévoit désormais des synergies de 4,5 milliards de dollars avant impôt en 2018 dans le cadre de l'acquisition de BG, soit 1 milliard de plus qu'annoncé initialement.

«L'intégration gagne de la vitesse et aujourd'hui nous nous attendons à plus de synergies, à un rythme plus rapide», a déclaré dans un communiqué le directeur général du groupe Ben van Beurden, en réponse au scepticisme de certains investisseurs sur l'opportunité de cette opération bouclée en février dans un environnement de faiblesse des cours du brut.

Les ventes d'actifs sont toujours attendues à 30 milliards de dollars pour la période 2016-18 mais Shell a souligné ne pas vouloir se presser à tout prix pour atteindre cet objectif.

«Si ça prend un peu plus longtemps pour préserver de la valeur pour les actionnaires, qu'il en soit ainsi», a indiqué le directeur financier, Simon Henry, lors d'une conférence.

Le groupe a précisé avoir identifié pour son plan de cession «jusqu'à 10% de la production de pétrole de Shell, avec la sortie de cinq à dix pays».

Shell, qui a déjà annoncé des milliers de suppressions d'emplois, confirme qu'il va réduire ses dépenses pour s'adapter à l'environnement plus difficile pour l'ensemble du secteur, avec des investissements ramenés à 29 milliards de dollars cette année.

Le groupe avait initialement tablé sur 33 milliards pour 2016, un objectif qui avait ensuite été abaissé autour de 30 milliards.

Les investissements en capitaux seront dans une fourchette de 25 à 30 milliards de dollars chaque année jusqu'en 2020, précise l'entreprise. Le groupe indique qu'il pourra même aller en deçà de ce chiffre si la faiblesse des cours persiste ou s'accentue mais qu'en revanche, il n'ira pas au-delà du haut de la fourchette, même si l'environnement s'améliore.

Dans le cadre d'une journée destinée aux investisseurs, Shell a aussi souligné que les forages en eau profonde et la chimie constitueraient ses priorités pour l'avenir immédiat. Le groupe en a profité pour annoncer le feu vert final à la construction d'un complexe pétrochimique dans l'État américain de Pennsylvanie.

À la Bourse de Londres, Royal Dutch Shell était en tête de l'indice FTSE-100 des principales valeurs mardi en milieu de séance. L'action «B» prenait 2,83% à 1.760,5 pence, dans un marché en hausse de 0,41%.

«Ce message raisonnable et rassurant améliore la visibilité et soutient l'action», ont salué les analystes de la Société Générale dans une note.




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