Essence: sous la barre du 1 $, mais pas pour longtemps

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ANNABELLE BLAIS
La Presse

Au cours des derniers jours, le prix de l'essence au litre a franchi à la baisse le seuil du 1 $ dans certaines régions du Québec, une première depuis 2010. Mais dépêchez-vous d'en profiter... CAA-Québec appréhende une hausse dès le 1er janvier et a de nouveau interpellé le ministre David Heurtel à ce sujet.

À Grenville, dans les Basses-Laurentides, on trouvait de l'essence à 95,5 cents le litre, vendredi. À une station-service de Sutton, hier, le prix à la pompe était affiché à 99,9 cents depuis deux jours.

À Montréal, les prix se calculaient toujours en dollars plutôt qu'en cents, le prix le plus bas se trouvant au Costco de Pointe-Saint-Charles, à 1,049 $, selon plusieurs sites de comparaison des prix.

Il n'en demeure pas moins que le prix moyen québécois à la pompe des derniers jours, 1,09 $, est encore le plus cher au Canada, selon le site de CAA.

«TAXE À LA POMPE»

Et le Québec devrait continuer à se maintenir dans le haut du classement avec l'entrée en vigueur de la deuxième phase du marché du carbone, puisque les distributeurs de carburants seront maintenant tenus de limiter leurs émissions de CO2. Les dépassements devront être compensés par l'achat de crédits sur le marché du carbone, auquel seuls le Québec et la Californie participent, pour le moment.

« Le gouvernement refilera la facture aux pétrolières qui ont déjà clairement indiqué qu'elles allaient la relayer aux consommateurs », estime Philippe Saint-Pierre, porte-parole de CAA-Québec.

L'Association canadienne des carburants n'hésite pas à parler d'une « taxe à la pompe » et s'attend à une hausse de 3 cents le litre. L'organisation n'a pas rappelé La Presse. Le gouvernement parle plutôt d'une hausse de 2 cents, mais rappelle que la décision relève des distributeurs.

« On n'est pas dans la situation du 1,50 $ le litre comme on l'a vu le printemps dernier, mais les taxes sur l'essence dans la grande région de Montréal demeurent les plus élevées au Canada et possiblement en Amérique du Nord. Pour nous, c'est clair, il n'y a plus de place [...]. On paie déjà près de 40 % de taxes sur 1 litre d'essence au Québec », poursuit M. Saint-Pierre.

CAA a de nouveau interpellé le ministre de l'Environnement David Heurtel, la semaine dernière, pour lui demander de reporter l'application de cette deuxième phase d'intégration au marché du carbone d'ici à ce qu'un plus grand nombre de provinces et d'États y participent, selon le porte-parole.

« On n'est pas contre le marché du carbone, mais le problème, c'est qu'il n'y a que deux joueurs, ce qui ne permet pas l'échange de crédits de façon équitable », affirme M. Saint-Pierre.

CAA-Québec critique également le gouvernement, qui n'a pas, selon lui, suffisamment informé les Québécois des changements à venir et de leur impact sur le prix de l'essence.




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