Le pétrole finit en baisse, plombé par le dollar et l'OPEP

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a reculé de 77 cents, à 77,91 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont fini en nette baisse jeudi à New York, pénalisés par un regain de vigueur du dollar et par des craintes sur la demande après des prévisions jugées inquiétantes de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a reculé de 77 cents, à 77,91 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Le WTI a encore nettement baissé, ployant notamment sous le poids d'un regain de force du dollar dans la foulée de commentaires de la BCE», la Banque centrale européenne, a relevé Carl Larry, analyste de Frost and Sullivan.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a indiqué jeudi que l'institution étudiait de nouvelles mesures d'aide à l'économie de la zone euro, plombant la devise européenne et faisant grimper le dollar par ricochet.

Or, un billet vert plus fort tend à plomber la demande en brut, rendant plus chers les achats de la matière première pour les acheteurs munis d'autres devises.

D'autre part, «la baisse des perspectives de demande en brut en provenance de l'OPEP», dans un rapport annuel du cartel publié jeudi, «et la reconnaissance par le cartel d'un environnement de très forte abondance en plein essor du pétrole de schiste aux États-Unis» ont accentué le recul des prix, a ajouté John Kilduff d'Again Capital.

Le cartel prévoit désormais «une baisse de la demande pour son pétrole à un plus bas en 14 ans de juste 28,2 millions de barils par jour en 2017, plus de 2 millions sous la production actuelle», a précisé Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Le brut de l'OPEP doit rivaliser avec le reste de l'offre mondiale, qui augmente sensiblement, notamment en Amérique du Nord. Depuis le coeur de la crise financière de 2008, lorsque la production américaine avait chuté, l'offre des États-Unis, sur un rythme hebdomadaire, a plus que doublé.

Le boom de la production de pétrole issu du schiste aux États-Unis force notamment les fournisseurs du premier consommateur mondial d'or noir à trouver d'autres débouchés sur un marché mondial déjà bien approvisionné.

Les douze pays membres de l'OPEP doivent se réunir le 27 novembre à Vienne pour discuter de leur objectif commun de production, fixé à 30 millions de barils par jour depuis fin 2011.




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