Le patron d'Exxonmobil ne veut pas du gaz de schiste près de chez lui

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Cette affaire intervient alors qu'ExxonMobil et les groupes énergétiques mènent campagne pour convaincre les Américains des bienfaits de l'exploitation du gaz de schiste aux États-Unis, le combustible fossile de demain.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le président d'ExxonMobil veut bien du gaz de schiste, mais pas chez lui: il a saisi la justice américaine pour demander la destruction d'un château d'eau près de son ranch au Texas destiné à alimenter des opérations de fracturation.

Rex Tillerson dont le groupe mène campagne pour défendre l'exploitation du gaz de schiste aux États-Unis, s'est associé à d'autres millionnaires possédant comme lui de luxueuses propriétés installées autour de Bartonville où est construit ce château d'eau d'environ 49 mètres de haut, selon une plainte déposée auprès d'un tribunal texan.

Pour eux, ce château d'eau est «une nuisance publique et privée». Cette «monstruosité», poursuivent-ils, va à l'encontre d'un engagement de la municipalité de Bartonville de protéger ses citoyens de constructions qui perturberaient leur tranquillité et l'environnement autour d'eux.

Ils disent craindre notamment «le bruit des camions transportant l'eau vers les puits d'extraction» de gaz de schiste.

Ils expliquent avoir choisi Bartonville pour vivre dans un «lotissement haut de gamme, loin des grands ensembles et de structures qui pourraient dévaluer les propriétés et affecter le style de vie bucolique» qu'ils recherchent.

Un juge de première instance a donné raison au constructeur mais M. Tillerson et ses illustres co-plaignants ont fait appel. La justice doit rendre sa décision entre juin et juillet.

Le patron de Bartonville Water Supply Corporation Jim Leggieri, a affirmé jeudi à l'AFP que son château d'eau n'engendrait pas un trafic routier supérieure à la normale.

«La plupart des forages sont finis dans cette zone», a-t-il assuré. «Ce que nous allons alimenter en eau, ce sont des zones agricoles et les 6000 habitants de la commune».

«Nous avons discuté avec Rex (Tillerson), mais il ne veut rien entendre. C'est un peu ridicule», a conclu M. Liggieri.

Cette affaire intervient alors qu'ExxonMobil et les groupes énergétiques mènent campagne pour convaincre les Américains des bienfaits de l'exploitation du gaz de schiste aux États-Unis, le combustible fossile de demain.

Ils rencontrent l'hostilité des défenseurs de l'environnement dans différents États aux sous-sols riches, comme celui de New York.




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