Tembec promet de meilleurs résultats

Tembec a indiqué que les résultats financiers du... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Tembec a indiqué que les résultats financiers du plus récent trimestre avaient été amoindris par une hausse des coûts à son usine de pâtes de cellulose de spécialités de Tartas et par des problèmes liés aux conditions météorologiques, lesquels ont nui à la productivité et aux livraisons à la fin décembre.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

Selon ses dirigeants, la société papetière Tembec est sur le point de revenir en situation financière «nettement positive», après plusieurs années d'une restructuration difficile et coûteuse en capital et en emplois.

«Nos actionnaires ont été très patients. Mais ils devraient en être bien récompensés lors des deux ou trois prochaines années», a indiqué James Lopez, président et chef de la direction de Tembec, au cours d'un point de presse tenu hier à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires.

Dans l'immédiat, toutefois, ce message optimiste n'a semblé avoir aucun écho en Bourse. Les actions de Tembec ont plongé de 7%, hier, après l'annonce d'un recul des revenus et du bénéfice d'exploitation durant son plus récent trimestre.

N'empêche, pour justifier leur optimisme, James Lopez et son principal adjoint à la direction financière de Tembec, Michel Dumas, ont fait valoir l'avènement de conditions de marché plus favorables. Et ce, tant pour les activités de bois d'oeuvre que la production de cellulose, qui sert d'ingrédient «à haute valeur ajoutée» dans une variété de liquides et de matériaux manufacturés.

Dans ce marché, Tembec mise sur la complétion prochaine d'un important investissement d'environ 350 millions de dollars à son complexe industriel de Témiscaming, dans le nord-ouest québécois, près de la frontière avec l'Ontario. Au terme du projet, selon Tembec, cette usine deviendra l'une des plus efficaces de son secteur en Amérique du Nord.

Outre les actionnaires de Tembec, les contribuables québécois sont partie prenante au financement de ce projet, à deux niveaux.

D'une part, Tembec a obtenu depuis deux ans pour 92 millions en prêts à conditions privilégiées auprès de la société d'État Investissement Québec.

D'autre part, l'entreprise profitera durant de nombreuses années de revenus de vente d'électricité à prix fort à Hydro-Québec, dans le cadre de son programme d'achat d'énergie de centrales privées à la biomasse forestière.

En fait, la majeure partie de l'investissement à Temiscaming, soit 235 millions, concerne la modernisation et l'expansion des équipements d'énergie

Tembec prévoit une hausse annuelle de 48 millions de dollars du profit d'exploitation après la mise en fonction de ces équipements d'énergie, qui s'effectuera durant la seconde moitié de cette année et au début de l'an prochain.

Plus de la moitié de ce profit additionnel proviendra de la vente à Hydro-Québec de l'électricité produite de cette nouvelle centrale de cogénération, au prix lourdement subventionné de 12 cents le kilowattheure.

«Avec ces investissements à Témiscaming, nous serons en mesure d'exploiter cette usine de façon très profitable par rapport à nos concurrents», a reconnu le président de Tembec, James Lopez.

Dollar, marchés

Par ailleurs, à l'instar de toute l'industrie forestière, les dirigeants de Tembec ont dit s'attendre à un apport financier provenant de la dépréciation du dollar canadien, qui rehausse les revenus d'exportation après leur conversion en huards.

Selon James Lopez, chaque recul de 1 cent du dollar canadien par rapport à la devise américaine représente un profit net de 6 millions pour Tembec.

Toutefois, a-t-il souligné, l'avènement d'un taux de change plus favorable ne pourra «réparer les dommages considérables» subis par l'industrie forestière au Canada durant ces années où la valeur du dollar était élevée.

«Plusieurs usines étaient concurrentielles lorsque le dollar valait 85 cents US, et la situation a changé avec la parité, a-t-il expliqué. Plusieurs usines ont été fermées, puis démantelées. Plusieurs ne reviendront pas.

«L'approvisionnement en bois a été relocalisé dans d'autres usines, et il n'y a pas beaucoup d'unités disponibles à ajouter au Canada», a expliqué M. Lopez.

Outre le taux de change plus favorable, Tembec prévoit profiter de la reprise plus soutenue de l'économie américaine, qui devrait stimuler les mises en chantier résidentielles et la demande de bois d'oeuvre.

«Nous pouvons nous attendre à une plus grande demande ainsi qu'à de meilleurs prix. Nous ne sommes pas de retour où nous voulons, mais les pertes sont derrière nous, alors que les profits sont à venir», a souligné James Lopez.

- Avec La Presse Canadienne




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