Le nouveau rôle des pharmaciens

Albert Falardeau, président de Familiprix.... (Photo fournie par Familiprix)

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Albert Falardeau, président de Familiprix.

Photo fournie par Familiprix

Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

Le président de Familiprix et de son conseil d'administration, Albert Falardeau, répond aux questions de Jean-François Lemay, directeur général d'Air Transat.

Comment arrivez-vous à établir la loyauté à votre marque, sachant qu'il y a beaucoup de pharmacies et que ce qu'on y trouve, sauf erreur, est à peu près la même chose? Est-ce que le choix du consommateur n'est pas d'abord basé sur la proximité?

Familiprix a avant tout un créneau professionnel. Contrairement à d'autres enseignes plus de 80% de nos ventes proviennent de la pharmacie. C'est vrai que le choix du consommateur se fait surtout par la proximité. Par contre, nous offrons aussi une proximité relationnelle. Nous avons une relation privilégiée avec nos clients.

Je crois que c'est le service que nous offrons qui nous distingue des autres.

Avez-vous un défi au niveau de la relève, et quelles sont en général vos préoccupations en termes de ressources humaines? Après tout, le succès de toute entreprise passe de plus en plus par sa capacité à attirer les meilleurs.

Préparer la relève est un défi constant, mais ce n'est pas notre seule préoccupation. Nous devons aussi nous adapter aux nouvelles générations, notamment. En ce qui concerne les pharmaciens, la relève s'améliore depuis quelques années, puisque 400 diplômés augmentent les rangs chaque année.

Certaines régions, comme l'Outaouais, demeurent difficiles, mais c'est mieux qu'avant. On a également développé des relations avec les écoles pour faire connaître notre bannière.

Comment voyez-vous évoluer le rôle des pharmaciens, compte tenu de tout ce qui se brasse dans le système de santé? Quels sont les principaux enjeux, les principales perspectives?

Le pharmacien était auparavant vu comme un distributeur de pilules, il est maintenant un conseiller professionnel. Il aide le patient à se prendre en charge. Avec tout ce qui se passe dans le secteur de la santé, le pharmacien prendra plus de place. Ses responsabilités seront élargies, son rôle aussi. Je suis toutefois de ceux qui croient que ces nouveaux actes doivent être payés au pharmacien.

Opération Enfant Soleil est un partenaire majeur pour vous. Comment ce partenariat s'inscrit-il dans votre stratégie générale?

C'est en effet un partenaire majeur depuis près de 23 ans.

L'association de Familiprix avec Opération Enfant Soleil était toute naturelle. C'est une cause qui nous tient à coeur. Si on peut sauver ou au moins donner de meilleurs soins aux enfants, c'est la moindre des choses. C'est important de redonner à la société, ça nous permet d'exprimer notre côté humain. Les pharmaciens de notre enseigne nous demandent de nous impliquer.

Quelle est votre stratégie de croissance et quelles sont les forces qui, dans l'organisation, vont permettre de livrer la marchandise?

Notre croissance est organique. On se développe encore, il y a toujours une demande pour notre genre de bannière. On veut innover, élargir nos services, mais je garde nos projets secrets pour l'instant.

Notre plus grande force, ce sont nos pharmaciens, qui sont très humains. Les pharmaciens de Familiprix sont des propriétaires indépendants. Nous avons aussi notre propre centre de distribution et nous en sommes très fiers. La créativité et l'innovation nous poussent à aller plus loin. Par exemple, un groupe de pharmaciens a eu l'idée d'avoir recours à des robots au centre de distribution pour préparer les piluliers, entre autres pour les centres de personnes âgées. Nous avons été les premiers à le faire.




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