Myriam Chartrand, infirmière, réadaptation

Myriam Chartrand, 31 ans, est infirmière à la... (Photo Simon Giroux, La Presse)

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Myriam Chartrand, 31 ans, est infirmière à la Maison Valeo de Saint-Lambert depuis un an et demi.

Photo Simon Giroux, La Presse

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?

«À 21 ans, j'ai fait de l'aide humanitaire pendant un an en Afrique sans formation et j'ai réalisé que malgré mes bonnes intentions, les compétences sont essentielles pour être vraiment utile.»

En quoi consiste votre travail?

«Je travaille à la Maison Valeo, une unité transitoire de récupération fonctionnelle. Les clients sont habituellement âgés de plus de 70 ans et ils arrivent de l'hôpital Charles-Le Moyne après, par exemple, une fracture ou une opération. L'objectif est de les remettre sur pied pour qu'ils retournent chez eux en 30 jours. Je m'occupe de faire le suivi avec l'hôpital, de la surveillance clinique: je suis les yeux du médecin. D'autres professionnels de la santé sont aussi sur place, comme des travailleurs sociaux et des physiothérapeutes.»

Qu'avez-vous fait comme études?

«Le diplôme d'études collégiales (DEC) en soins infirmiers.»

Quel a été votre cheminement professionnel?

«J'ai travaillé deux ans à l'Hôpital de Montréal pour enfants. J'ai adoré mon expérience, mais mon horaire alternait entre le jour et la nuit et je trouvais ça difficile. Ensuite, j'ai travaillé six mois à Puvirnituq, un petit village du Nunavik. Ç'a été une super expérience. Nous partions en avion chercher des gens dans les villages pour les soigner. À mon retour, j'ai commencé à travailler chez Valeo.»

Décrivez une journée typique de travail.

«Je suis la seule infirmière dans le département et je travaille de 8h à 20h. À mon arrivée, je prends le rapport de l'infirmière de nuit. Les patients sont déjà dans la salle à manger. J'ai une équipe de quatre personnes: une infirmière auxiliaire et trois préposés aux bénéficiaires. Nous nous occupons de 30 patients. Je commence par distribuer les médicaments avec l'infirmière auxiliaire, puis nous suivons un plan précis de soins pour chaque patient. J'ai régulièrement des rencontres pour discuter de leur évolution.»

Quel est votre plus grand défi?

«Accueillir les gens avec beaucoup de chaleur humaine. Le patient a vécu beaucoup de choses avant d'arriver chez nous, il est fatigué, alors j'essaie de le réconforter et de faire en sorte qu'il ait un beau souvenir de sa première journée.»

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

«L'autonomie: je suis vraiment responsable de mon département.»

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre profession?

«Les gens pensent que nous apportons beaucoup aux patients, mais j'apprends aussi énormément d'eux parce qu'ils connaissent bien leurs antécédents.»

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

«Être rigoureuse, intègre, bien se connaître, avoir une ouverture d'esprit et de l'humilité. La prétention de tout savoir fait de mauvaises infirmières.»

Infirmières

  • Perspectives d'emploi (2013-2017): favorables
  • Taux de chômage en 2012: faible
  • Demande de main-d'oeuvre (2012-2017): modérée
  • Salaire horaire médian estimé au Québec (2011-2013): 30 $
  • Source: Emploi-Québec, Information sur le marché du travail




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