Portrait: Nicolas Lavoie, chef mécanicien

Nicolas Lavoie travaille pour Canada Steamship Lines depuis... (PHOTO FOURNIE PAR Virginie Lavoie)

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Nicolas Lavoie travaille pour Canada Steamship Lines depuis 2007.

PHOTO FOURNIE PAR Virginie Lavoie

Marie Lambert-Chan
La Presse

Pourquoi avez-vous choisi ce métier?

La navigation est une histoire de famille: mon grand-père avait un bateau, mon père était capitaine, mon frère l'est aussi et mon fils sera bientôt officier.

En quoi consiste votre travail?

Je supervise la maintenance des opérations du navire. Je suis responsable des officiers mécaniciens, des aides-mécaniciens, des électriciens et des préposés au tunnel.

Qu'avez-vous fait comme études?

Un DEC en techniques de génie mécanique de marine à l'Institut maritime du Québec. J'ai aussi passé mes examens pour accéder au titre de chef mécanicien. J'ai fait ma formation aux fonctions d'urgence en mer.

Quel a été votre cheminement professionnel?

Au début de ma carrière, j'ai navigué dans l'Arctique canadien et le golfe du Mexique. Puis, j'ai arrêté pendant dix ans pour être auprès de ma famille. Pendant cette période, j'ai travaillé à l'incinérateur de la Ville de Québec, avant d'être embauché comme directeur des opérations au Massif de Petite-Rivière-Saint-François. Mes enfants ont grandi et j'ai cédé à l'appel de la mer. J'ai travaillé pour le Groupe Océan pendant un an. J'ai postulé par la suite chez Canada Steamship Lines et j'y suis depuis 2007.

Décrivez une journée typique de travail.

Je me lève vers 6h et je vérifie mes courriels. Le capitaine, le premier maître, le deuxième ingénieur et moi-même nous réunissons pendant le déjeuner pour planifier la journée. Après quoi, je rencontre mon équipe. Je distribue les tâches et rappelle les mesures de sécurité. Je fais le suivi du travail de mon personnel tout au long de la journée. En plus de mon horaire normal, je suis sur appel 24h sur 24h en cas d'urgence.

Quel est votre plus grand défi?

M'assurer que mon équipe travaille de façon sécuritaire et ne tourne pas les coins ronds. Ça semble simple, mais une erreur pourrait mettre la vie de l'équipage en danger.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

Le fait que mon bureau se promène tous les jours. Je n'ai qu'à lever la tête pour voir de superbes levers et couchers de soleil.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre métier?

Les conditions de travail ont beaucoup évolué. L'alternance travail-vacances est mieux équilibrée et on peut communiquer plus facilement avec les siens grâce aux réseaux sans fil.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

Il faut être bon en sciences pures. On doit faire preuve de débrouillardise et avoir le coeur à l'ouvrage. On doit aussi avoir bon caractère, car on vit pendant des mois avec les mêmes individus dans un environnement restreint...

Personnes en emploi (2011): 400

Perspectives d'emploi: secteur en manque de main-d'oeuvre

Fourchette de revenus annuels: 50 000 à 120 000$

Source: Emploi-Québec, Information sur le marché du travail, Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie maritime et Institut maritime du Québec




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