Transport maritime: l'avenir s'annonce prometteur

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L'industrie du transport maritime prévoit embaucher près de 2000 personnes au cours des trois prochaines années.

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Marie Lambert-Chan

Collaboration spéciale

La Presse

L'accord de libre-échange signé entre le Canada et l'Union européenne, de même que le développement du Nord favoriseront les perspectives d'emploi dans l'industrie maritime.

Le trafic dans les ports du fleuve Saint-Laurent connaît une progression quasi constante depuis 2000. «On prévoit poursuivre sur cette lancée, affirme Claude Mailloux, directeur général du Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie maritime. Les perspectives d'emploi sont bonnes, entre autres en raison du développement du Nord et de la signature de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne.»

L'entente économique est dans la ligne de mire de toute l'industrie maritime québécoise, selon Nicole Trépanier, présidente de la Société de développement économique du Saint-Laurent. «La raison est simple: pour l'Europe, le chemin le plus court pour atteindre les marchés canadien et américain demeure Montréal», explique-t-elle. 

L'accord de libre-échange pourrait à lui seul augmenter le nombre de postes dans les opérations portuaires et l'administration maritime. «Le développement du Nord favorisera de son côté les travailleurs en mer, car plusieurs compagnies canadiennes et québécoises se spécialisent dans la desserte de l'Arctique», observe Claude Mailloux.

Des métiers modernes

L'image du vieux loup de mer qui navigue à vue colle à la peau des métiers maritimes. «Il n'y a rien de plus faux, déclare Nicole Trépanier. La navigation d'aujourd'hui est très high-tech et est appelée à l'être davantage, car la plupart des armateurs renouvellent leur flotte et acquièrent des navires à la fine pointe de la technologie.»

L'industrie prévoit embaucher près de 2000 personnes au cours des trois prochaines années. Les emplois les plus recherchés? Les officiers mécaniciens et de navigation, surtout ceux des grades supérieurs. «Nous ne sommes pas loin de la pénurie, constate Claude Mailloux. Il y a plusieurs départs à la retraite. De plus, ces postes exigent une formation et plusieurs années d'expérience en mer. Il s'écoule en moyenne une dizaine d'années entre le moment où on termine ses études et celui où on atteint les postes de capitaine ou de chef mécanicien. Tous ne se rendent pas à ce niveau, d'où les défis de recrutement.»

L'industrie maritime au Québec en chiffres

2,3 milliards 

Apport au produit intérieur brut de la province.

29

Nombre de ports.

366

Nombre d'entreprises (armateurs, croisiéristes, traversiers, services portuaires, etc.).

5000

Nombre de navires qui circulent sur le Saint-Laurent chaque année.

27 000

Emplois en mer et à terre. 

36,6%

Proportion du personnel qui travaille sur l'eau.

50

Moyenne d'âge des officiers mécaniciens.

5%

Proportion de femmes faisant partie du personnel navigant.

Sources: Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie maritime et Société de développement économique du Saint-Laurent.




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