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Peu d'exclusivités dans les Outlets de Mirabel

Le Premium Outlets de Toronto, à Halton Hills.... (Photo Marie-Eve Fournier, La Presse)

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Le Premium Outlets de Toronto, à Halton Hills.

Photo Marie-Eve Fournier, La Presse

Tel qu'annoncé l'an dernier, les Premium Outlets de Mirabel ouvriront bel et bien leurs portes en octobre. À quelques exceptions près, tous les locaux seront occupés. Mais les exclusivités et les enseignes haut de gamme sont quasi inexistantes.

L'ouverture du centre commercial situé à la sortie 28 de l'autoroute 15 est prévue pour le 30 octobre. «Il va y avoir des festivités. Les plans sont en train d'être finalisés. Habituellement, ça dure quatre jours. On part ça le jeudi et ça se termine le dimanche», a indiqué la directrice générale des Premium Outlets Montréal, Sylvie Laporte, au cours d'un entretien avec La Presse Affaires.

Selon un plan de location daté du mois d'août que nous avons obtenu, les chercheurs d'aubaines y trouveront un peu plus de 70 boutiques et quelques comptoirs de restauration rapide. À la différence du Quartier DIX30 et du Centropolis, le regroupement de magasins d'usine (outlet mall, en anglais) ne comprend pas de restaurants avec service aux tables.

Les commerces sont répartis le long de deux longues allées piétonnières recouvertes d'un toit pour protéger les clients des intempéries. Le stationnement se trouve tout autour. Un parc sera aménagé à l'extrémité ouest.

Le propriétaire des lieux, le géant américain de l'immobilier Simon Property Group, exploite environ 80 Premium Outlets dans le monde. Au Canada, le premier a été inauguré en août 2013 à Halton Hills, une ville située à 70 kilomètres à l'ouest du centre-ville de Toronto. Celui de Mirabel, le deuxième au pays, sera pratiquement identique.

Nouveautés et luxe

Tout comme en banlieue de Toronto, les outlets de Mirabel comprendront un La Baie d'Hudson Entrepôt (27 000 pieds carrés), un concept créé spécifiquement pour le centre commercial ontarien.

Les souliers, vêtements et accessoires soldés, y sont cordés dans un environnement de style entrepôt.

Les seules autres exclusivités québécoises seraient Michael Kors, Max Mara, Nautica, Hugo Boss, Sarar et Polo Ralph Lauren, à moins que les plans ne changent à la dernière minute. Sylvie Laporte n'a pas voulu confirmer la liste des détaillants qui ont signé un bail.

L'an dernier, un vice-président chez Simon Property, Mark Silvestri, avait confié que certains détaillants américains hésitaient à venir au Québec à cause du français et de ses «règlements différents». «C'est une préoccupation. Nous travaillons avec eux pour les éduquer. Mais certains préfèrent attendre d'avoir une stratégie globale pour le Canada [avant de signer un bail à Mirabel].»

Par ailleurs, on constate que les Premium Outlets Montréal n'ont pas réussi à attirer autant de grandes marques de luxe que leur jumeau ontarien, qui compte Burberry, Armani, Kate Spade, Tory Burch et Ted Baker parmi ses locataires.

À l'instar des autres Premium Outlets dans le monde, celui du Québec regroupera presque exclusivement des boutiques de mode (vêtements, bijoux, accessoires). L'entrepôt du jouet (une entreprise de Laval), les valises Samsonite et Bentley, Crabtree&Evelyn (produits pour le corps et le bain) et The Cosmetics Company, les chocolats Lindt et Laura Secord de même que Think Kitchen font cependant exception.

Désistements

En comparant la liste des détaillants qui ouvriront leurs portes le mois prochain avec celle d'il y a un an, La Presse Affaires a par ailleurs constaté qu'un certain nombre d'enseignes se sont désistées. C'est le cas d'Atmosphère, The North Face et Columbia Sportwear, dans le créneau des vêtements de sport. La liste inclut aussi les boutiques de vêtements 7 For All Mankind, J. Crew, True Religion et Aéropostale.

Les détaillants québécois Jacob (en restructuration), Bikini Village (en difficultés), Ardène et Z'AXE ont également été retirés des plans. D'autres, tels Aldo, La Vie en Rose, Rudsak, Garage, Mélanie Lyne, Tristan et Browns, s'y trouvent.

Certaines enseignes du Québec ont choisi de signer des baux temporaires. Elles préféraient «tester le marché avant de s'aventurer dans quelque chose à long terme», a confirmé Sylvie Laporte, sans les identifier.




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