Bikini Village cherche des solutions

Chantal Létourneau, présidente et chef de la direction... (Photo Francois Roy, La Presse)

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Chantal Létourneau, présidente et chef de la direction par intérim de Bikini Village, a dit hier que les grandes chaînes comme La Baie d'Hudson et Simons vendent plus de maillots qu'avant. Et qu'elles les soldent rapidement pour faire place à d'autres stocks, ce qui oblige Bikini Village à faire de même.

Photo Francois Roy, La Presse

Hormis le lancement d'un site internet transactionnel, Bikini Village n'avait pas grand-chose à mettre sous la dent de ses actionnaires pour les rassurer, hier, à l'assemblée annuelle.

Depuis deux ans, les investisseurs ont vu la valeur de leur placement fondre de 85%. L'action du détaillant de Sainte-Julie est passée de 6,30$ à 88 cents.

En conséquence, la capitalisation boursière de la chaîne de 53 magasins est devenue trop faible (à 1,68 million de dollars) pour répondre aux exigences de la Bourse de Toronto. Celle-ci est d'ailleurs en train d'examiner la situation et doit rendre une décision - sur le maintien de l'inscription - avant la fin de juillet.

«Nous avons l'option d'aller sur le TSX Venture [la Bourse de croissance]. On est en train de faire une demande», a indiqué la présidente et chef de la direction par intérim, Chantal Létourneau, au cours d'un entretien avec La Presse.

Perte de confiance

Entre-temps, certains actionnaires perdent confiance et deux d'entre eux ont profité de l'assemblée pour s'exprimer. Au dernier exercice terminé le 1er février, la perte nette a atteint 6,4 millions, sur des ventes de 36 millions, la pire performance jamais enregistrée. Au cours de l'exercice précédent, la perte s'était chiffrée à 1,1 million.

«On a tenté plusieurs approches ces dernières années et rien n'a fonctionné. La météo défavorable, ce n'est plus un argument acceptable», a lancé un actionnaire de longue date.

Chantal Létourneau lui a répondu que les grandes chaînes comme La Baie d'Hudson et Simons vendent plus de maillots qu'avant. Et qu'elles les soldent rapidement pour faire place à d'autres stocks, ce qui oblige Bikini Village à faire de même. «Nous avons encore beaucoup de travail à faire», a-t-elle admis.

Piqué au vif

L'état de santé du détaillant est tellement précaire que deux actionnaires ont injecté 2 millions dans l'entreprise, en mai. Une manoeuvre qui a vivement déplu à un actionnaire, qui a mis en doute sa légalité, car cela correspond à «vendre l'entreprise à ses prêteurs».

Piqué au vif, l'administrateur Joe Marsilii s'est levé pour lui dire que Bikini Village était «très chanceuse de pouvoir compter sur le soutien de ses actionnaires» et que «sans eux, nous ne serions plus en affaires». Les actionnaires en question sont Investissement Elmag et Takota Asset Management, propriété du président du conseil, Scott Leckie.

Site transactionnel

Dans le rapport annuel de Bikini Village, M. Leckie affirme que l'entreprise mettra «en place différentes actions afin de stimuler les ventes». Ces actions n'ont pas été identifiées pendant l'assemblée.

En entrevue, la présidente a seulement pu nommer la mise en ligne, il y a deux semaines, d'un nouveau site. Hier, les fonctions permettant de procéder à un achat ont été activées. «Ça va nous donner une belle visibilité. C'est sûr qu'on n'est pas en avance. Mais on fait le pas.»

Un plan d'action aurait été élaboré, mais l'entreprise semble attendre l'arrivée d'un nouveau président pour aller de l'avant. Bikini Village compte aussi sur l'expertise de ses deux nouveaux administrateurs ontariens (élus hier) pour reprendre le chemin de la rentabilité.

Hier, le titre de Bikini Village est demeuré stable à 88 cents.




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