Libre-échange: front commun des transformateurs laitiers, dit Saputo

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Les trois plus gros joueurs de l'industrie au pays - Saputo, Agropur et Parmalat - ont fait part de leurs préoccupations à Ottawa par le biais du Conseil des produits agricoles du Canada, a fait savoir Lino Saputo Jr.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les grands transformateurs laitiers canadiens font front commun afin que les nouveaux quotas d'importation de fromage découlant de l'accord de libre-échange avec l'Union européenne (UE) soient octroyés aux acteurs de l'industrie, a laissé entendre le dirigeant de Saputo.

À l'instar de la direction d'Agropur la semaine dernière, Lino Saputo Jr. a incité lundi le gouvernement fédéral à favoriser les entreprises déjà impliquées dans l'industrie afin de minimiser les impacts sur les fromagers locaux.

Advenant une ratification de l'entente, 17 700 tonnes supplémentaires de fromages spécialisés européens s'ajouteront aux 20 400 tonnes actuellement importées en provenance de ce continent.

Les acteurs du secteur laitier canadien déplorent l'entente, craignant de ne plus être concurrentiels puisque les producteurs européens bénéficient de généreuses subventions gouvernementales.

Les trois plus gros joueurs de l'industrie au pays - Saputo (T.SAP), Agropur et Parmalat - ont fait part de leurs préoccupations à Ottawa par le biais du Conseil des produits agricoles du Canada, a fait savoir M. Saputo Jr.

Le patron de la société montréalaise a toutefois indiqué qu'il ignorait pour le moment les critères que le gouvernement fédéral allait considérer pour octroyer les nouveaux quotas d'importation.

En marge d'une allocution au Cercle canadien de Montréal, M. Saputo Jr. a dit que des entreprises comme la sienne - qui importent déjà du fromage - pourraient favoriser l'équilibre entre le développement des fromagers locaux et l'importation de produits européens.

Il a également affirmé que Saputo pourrait retourner en Europe grâce à une acquisition, mais uniquement si les «bonnes conditions» sont réunies.

L'entreprise avait mis fin à ses activités au Royaume-Uni ainsi qu'en Allemagne, estimant qu'elle n'avait pas les outils nécessaires pour concurrencer ses rivales.

M. Saputo Jr. a toutefois rappelé à quelques reprises que les cibles potentielles de Saputo se trouvaient aux États-Unis, en Amérique latine et en Océanie.




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