D'ex-travailleurs d'Olymel à une assemblée générale extraordinaire

Des employés d'Olymel dans une usine de l'Alberta.... (Photo Todd Korol, Archives La Presse)

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Des employés d'Olymel dans une usine de l'Alberta.

Photo Todd Korol, Archives La Presse

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Agence France-Presse

Les anciens employés de l'usine de découpe de porc d'Olymel de Saint-Simon ne se résigneront visiblement pas à enterrer la hache de guerre.

Plusieurs d'entre eux ont, d'ailleurs, assisté à une assemblée générale extraordinaire à Saint-Hyacinthe, samedi, afin de se renseigner sur ce qui sera vraisemblablement le prochain round de leur combat face à l'entreprise.

En août, un arbitre avait condamné Olymel à les dédommager pour leur avoir montré la porte de manière prématurée en 2007.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a déjà indiqué qu'elle estimait qu'une somme totalisant environ 14 millions $ devrait leur être versée, ce qui inclurait les salaires et les avantages sociaux perdus de même que les intérêts.

De toute évidence, la direction d'Olymel n'a pas digéré sa condamnation et l'estimation de la CSN puisque le 17 septembre, elle a publié un communiqué pour annoncer qu'elle avait choisi «de demander à la Cour supérieure du Québec de procéder à la révision judiciaire de la décision rendue par l'arbitre Claude H. Foisy» tout en spécifiant qu'«aucun autre commentaire ne sera fait sur cette question tant qu'elle sera devant les tribunaux».

Le vice-président de la Fédération du commerce de la Confédération des syndicats nationaux, David Bergeron-Cyr, n'a guère été étonné d'apprendre la nouvelle.

M. Bergeron-Cyr a spécifié que malgré ce récent développement, les ex-travailleurs n'ont pas l'intention de plier l'échine, car «ça fait partie de leur ADN de se battre» et que «même si ça devait prendre encore cinq ans, ils vont continuer à tenir le morceau».

En entrevue à La Presse Canadienne samedi en fin d'avant-midi, il a lancé d'un ton ferme: «on sait qu'on a raison, Olymel aussi le sait».

En parlant des patrons de l'entreprise, il a déclaré que «tout ce qu'ils font c'est qu'ils font chier leurs anciens employés en étirant ça le plus possible».

Il a ajouté que «malheureusement, ça fait tellement longtemps que ça dure qu'il y en a 17 qui sont morts sans voir finalement la solution à cette saga-là».

Selon la CSN, quelque 250 ex-travailleurs étaient présents à l'occasion de la réunion de samedi.




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