Les prix du café et du sucre rebondissent

Les prix du café et du sucre ont rebondi cette semaine, alors que le temps... (Photo: Getty Images)

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Jessica BERTHEREAU
Agence France-Presse

Les prix du café et du sucre ont rebondi cette semaine, alors que le temps reste problématique au Brésil et que le marché craint l'apparition du phénomène climatique El Niño, tandis que le cacao se consolidait.

La semaine dernière, les prix du café et sucre avaient subi une nette correction avec l'arrivée des pluies au Brésil, après plusieurs semaines de forte hausse liée à une sécheresse dans ce pays premier producteur mondial de café et de sucre.

Au début de cette semaine, les cours ont continué sur cette tendance négative, le sucre tombant lundi à ses plus bas niveaux depuis un mois à New York (à 16,67 cents la livre) et cinq semaines à Londres (à 445,20 dollars la tonne).

De son côté, l'arabica côté à New York a atteint lundi son minimum depuis un mois, à 166 cents la livre.

Dès mardi, les prix du sucre et du café se sont toutefois repris, alors que les inquiétudes persistent sur les dommages causés par le temps sec aux cultures sucrière et caféière du Brésil.

«Le temps au Brésil continue d'être problématique avec peu de précipitations observées dans la plupart des zones de culture du café au Brésil», a ainsi souligné Sterling Smith, analyste chez Citi.

«Il y a toujours plus de questions que de réponses sur comment sera la production brésilienne et cela va donner un marché nerveux jusqu'à ce que la récolte commence» en mai, a-t-il prévenu.

Pour ce qui est du sucre, «des inquiétudes liées à (l'apparition à craindre) d'El Niño et la forte demande brésilienne d'éthanol» (produit à partir de la canne à sucre au Brésil) ont également poussé le marché à la hausse, a expliqué M. Smith.

Le sucre a ainsi atteint vendredi ses niveaux les plus élevés en trois semaines, à 482,20 dollars la tonne à Londres et à 18,10 cents la livre à New York.

Le phénomène El Niño se traduit par un réchauffement des eaux de surface de l'océan Pacifique central et oriental et entraîne des perturbations climatiques diverses dans plusieurs régions du monde, notamment en Inde, deuxième producteur et premier consommateur mondial de sucre.

Le cacao se consolide

Les cours du cacao ont été victimes de prises de bénéfices en début de semaine, tombant mardi à leur plus bas niveau en quelques semaines, avant d'évoluer dans une fourchette étroite en l'absence d'informations nouvelles.

Après avoir atteint la semaine dernière de nouveaux plus hauts depuis septembre 2011, les prix de la fève brune ont chuté mardi à des minimums depuis deux semaines à Londres (à 1860 livres sterling la tonne) et trois semaines à New York (à 2921 dollars la tonne).

Les cours du cacao se sont ensuite consolidés.

Ils se maintiennent ainsi à des niveaux proches de leurs maximums en deux ans et demi, dans un marché où la demande est en forte progression tandis que l'offre reste contrainte.

Ces derniers mois, «les prix (du cacao) ont été dopés par un rebond de la demande des concasseurs dans le monde, notamment en Europe et en Asie, et un fort intérêt des courtiers qui parient sur une poursuite de la hausse des prix», ont rappelé les analystes d'Ecobank.

Le marché mondial du cacao devrait être de nouveau en déficit d'offre au cours de la saison 2013/2014 (115 000 tonnes) et le rester jusqu'en 2018/2019, selon les prévisions de l'Organisation internationale du cacao (ICCO).




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