Chute des revenus des journaux en 2015 malgré la révolution numérique

Le système repose sur la recherche de mots... (PHOTO PATRICK T. FALLON, ARCHIVES BLOOMBERG)

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Le système repose sur la recherche de mots tels que «inquiets», «préoccupés», «satisfaits» ou «confiants» dans les articles de presse et la mesure de la fréquence à laquelle ils sont employés d'un mois à l'autre.

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Agence France-Presse
Washington

Les lendemains ne chantent pas sur internet pour les journaux américains malgré la reprise économique: circulation et revenus ont nettement chuté en 2015 face à des géants du web qui attirent une part toujours plus importante des revenus publicitaires en ligne.

Selon une étude publiée mercredi, en 2015, les quotidiens ont vu leur circulation, papier et numérique confondus , reculer aussi bien en semaine (-7%) que le week-end (-4%), soit la plus forte baisse depuis 2010, selon les données du centre Pew Research, qui fait référence.

«Parallèlement, les revenus publicitaires ont accusé leur plus forte chute depuis 2009», lorsque la crise mondiale frappait de plein fouet le secteur. Malgré la reprise, ils ont plongé de 8% entre 2014 et 2015, selon le centre américain de recherche.

Le nombre de journalistes dans les rédactions a également plongé de 10%, soit encore la plus forte baisse enregistrée depuis 2009, selon les chercheurs.

«Les journaux ont connu une année proche d'un niveau typique d'une récession», souligne le chercheur de Pew, Jesse Holcomb.

Les supports numériques se portent un peu mieux que les journaux papier, mais pas assez pour doper le secteur. Ainsi la circulation des journaux en ligne a progressé d'un maigre 2%.

Face à ce panorama peu reluisant, les géants américains d'internet et les réseaux sociaux affichent eux une bonne santé, dévorant une grande partie des revenus liés aux informations en ligne.

Les dépenses publicitaires en ligne ont bondi de 20% en 2015, jusqu'à 60 milliards de dollars. Une hausse plus importante qu'en 2013 et 2014.

«Mais comparé à un an plus tôt, une part encore plus importante du gâteau publicitaire, 65%, est maintenant engloutie par cinq groupes technologiques à peine», selon Pew, qui cite Facebook, Google, Microsoft, Yahoo! et Twitter.

Facebook à lui seul a attiré 30% des revenus publicitaires en ligne en 2015, soit 8 milliards de dollars selon Pew. Google a pris 16% du marché.

«Il y a de l'argent à faire sur internet, mais les médias n'en sont pas les premiers bénéficiaires», souligne le rapport.

L'Association des journaux américains (Newspaper Association of America) ne publie plus les revenus globaux du secteur de la presse depuis 2013. Pew analyse les données de sept grands groupes de journaux, qui représentaient quelque 300 quotidiens américains à la fin 2015. Ces données donnent une image fidèle de l'ensemble du secteur, assure le centre de recherche.




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