Valeant chute en Bourse, les perspectives restent sombres

L'action du groupe pharmaceutique Valeant chutait de 7% lundi à la Bourse de... (Photo Ryan Remiorz, archives PC)

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Agence France-Presse
New York

L'action du groupe pharmaceutique Valeant chutait de 7% lundi à la Bourse de Toronto sur la base de perspectives toujours sombres et de déclarations plutôt pessimistes du milliardaire investisseur Warren Buffet.

Vers 12h30, le titre de Valeant s'échangeait à 38,83$, en baisse de 7,17% ou 3,00$, après avoir perdu jusqu'à 12% en début de séance.

Le laboratoire avait déposé vendredi ses comptes consolidés 2015 aux autorités boursières, au dernier jour d'une échéance qui aurait autorisé des créanciers à déclarer le groupe en défaut de paiement sur plusieurs lignes d'emprunt.

Pour l'analyste de BMO Capital Markets Alex Arfael, en déposant ces documents comptables qui ne recèlent pas d'autres surprises comptables, «Valeant a évité techniquement de faire défaut sur sa dette». Toujours au rayon des «bonnes nouvelles, nous avons identifié 6 milliards de dollars d'actifs non essentiels que Valeant pourrait vendre dans les 18 prochains mois pour réduire son endettement».

À l'inverse, cet analyste pointe côté «mauvaises nouvelles, plusieurs indications qui pourraient modifier les fondamentaux» de l'entreprise, par exemple l'impact sur le niveau de sa fiscalité si les pays du G20 décidaient de réduire les écarts d'imposition des bénéfices entre les pays.

À l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires de son holding, Warren Buffet a sérieusement écorné l'image de Valeant samedi en parlant d'un «modèle d'affaires particulièrement bancal».

Valeant a été plongé dans la tourmente l'été dernier après les révélations de manipulations comptables avec son ancien distributeur américain Philidor, enregistrant des ventes pour des produits simplement livrés.

Depuis un plus haut à 263 dollars en août, l'action a plongé et la capitalisation a fondu en conséquence, le groupe passant d'une valeur d'environ 90 milliards de dollars à un peu plus de 10 milliards lundi.

Cette dégringolade a coûté son poste au PDG, Michael Pearson, qui a bâti ce groupe à coup d'acquisitions principalement par des opérations d'échange d'actions avec un cours de Bourse attractif et par l'endettement. Il vient d'être remplacé par Joseph Papa, 60 ans, spécialiste du secteur pharmaceutique.




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