Tinder, Meetic et OkCupid officiellement en route pour Wall Street

Tinder, cette application de rencontres par géolocalisation pour... (Photo Tsering Topgyal, archives AP)

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Tinder, cette application de rencontres par géolocalisation pour téléphone intelligent, connaît un développement fulgurant depuis sa création en 2012.

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Sophie ESTIENNE
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO

Le propriétaire américain des services de rencontres en ligne Meetic, OkCupid et Tinder a jeté son dévolu sur le Nasdaq pour son introduction en Bourse, dont il a dévoilé le projet vendredi.

D'après le document publié sur le site du gendarme boursier américain SEC, The Match Group sera coté sur la plateforme électronique new-yorkaise sous le symbole «MTCH», à une date restant encore à déterminer.

Le nombre d'actions et leur prix unitaire n'est pas encore fixé à ce stade, mais le document mentionne un objectif indicatif de lever jusqu'à 100 millions de dollars. Ce montant est destiné à calculer les frais d'enregistrement du projet et risque de changer au fur et à mesure de l'avancée des préparatifs, mais il donne l'ordre de grandeur de l'opération.

Une partie des recettes de l'opération sera reversée au groupe InterActiveCorp (IAC) du milliardaire américain Barry Diller, dont The Match Group est actuellement une filiale à 100 %, mais qui avait annoncé fin juin son intention de l'introduire en Bourse cette année.

«Notre mission est d'augmenter la connectivité romantique dans le monde», affirme la société vendredi dans son projet, où elle détaille avoir un portefeuille de 45 marques, avec des sites qui opèrent en 38 langues et dans plus de 190 pays.

Parmi ses sites les plus connus figurent Match, Meetic et OkCupid, mais elle dispose aussi d'un actif très en vue avec Tinder, une application mobile très populaire qui utilise la position géographique de l'utilisateur pour lui présenter des profils de personnes se trouvant à proximité et susceptibles de lui plaire. L'utilisateur doit ensuite juste glisser du doigt vers la droite ou la gauche de l'écran pour approuver ou rejeter un profil proposé.

The Match Group vient aussi de mettre 575 millions de dollars sur la table pour racheter le site canadien de rencontres Plentyoffish, qui revendique la première place mondiale avec 90 millions d'abonnés. La transaction devrait être bouclée d'ici la fin de l'année.

59 millions d'utilisateurs

The Match Group, créé en 2009, s'est beaucoup développé jusqu'ici par des acquisitions. Et l'une des raisons avancées vendredi pour l'entrée en Bourse est de permettre à la société de pouvoir emprunter ou faire des acquisitions plus facilement en les payant avec ses propres actions.

Tous services confondus, The Match Group revendiquait 59 millions d'utilisateurs actifs à fin septembre 2015 (le rachat de Plentyoffish n'est pas encore finalisé). Mais elle affirme que sa cible est un marché évalué à quelque 511 millions de personnes, à savoir «tous les adultes en Amérique du Nord, en Europe occidentale et d'autres pays sélectionnés autour du monde qui ne pas sont pas engagés dans une relation sérieuse».

The Match Group a réalisé un chiffre d'affaires de 888 millions de dollars en 2014 (+11 %), et sa croissance semble avoir accéléré cette année puisque le groupe a déjà atteint 484 millions sur les six premiers mois de 2015 (soit 15 % de mieux que sur la même période un an plus tôt).

Environ un tiers de ces revenus, provenant pour l'essentiel de ses 4,7 millions d'utilisateurs payants, mais aussi en plus petite partie de recettes publicitaires, est réalisé à l'international.

La société est en outre rentable, avec un bénéfice net de 148 millions de dollars l'an dernier et de 49,5 millions au premier semestre 2015.

Au-delà de ses sites de rencontres, The Match Group a aussi une petite activité moins médiatisée dans le secteur éducatif: elle est en effet propriétaire de The Princeton Review, qui propose divers services de préparation aux examens, de soutien scolaire et de conseil pour les admissions universitaires.




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