«Le Journal de Montréal n'est pas à vendre», assure Pierre Dion

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Pierre Dion, grand patron de Québecor, a affirmé hier qu'il tenait à garder la version papier du Journal de Montréal.

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Au lendemain de la vente de tous les quotidiens régionaux de Gesca à un nouveau groupe de presse, le grand patron de Québecor a tenu à réitérer son attachement envers Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec.

«Je peux vous dire une chose: le Journal de Montréal et le Journal de Québec ne sont pas à vendre, a lancé Pierre Dion, hier midi, devant un parterre de gens d'affaires. Non seulement ils ne sont pas à vendre, mais ils sont au coeur de notre stratégie, chez Québecor, et au coeur de notre convergence.»

Gesca a causé la surprise mercredi en annonçant la vente de six quotidiens - dont Le Soleil, un concurrent direct du Journal de Québec - à une nouvelle entreprise formée par l'ex-ministre fédéral Martin Cauchon. La filiale de Power Corporation entend consacrer toutes ses énergies au développement de La Presse+, une fois ce délestage effectué.

Si Pierre Dion a refusé de commenter directement cette transaction, il s'est permis quelques commentaires sur le modèle d'affaires de Québecor, en marge d'une conférence organisée par la chambre de commerce du Montréal métropolitain. «Nous tenons à garder la version papier. Et non seulement nous voulons garder la version papier, mais nous voulons et nous avons pris le virage numérique.»

Sans-fil

Le président et chef de la direction de Québecor a aussi abordé les visées de son entreprise dans le marché du sans-fil. Il s'est félicité de la percée du groupe au Québec, mais il a souligné qu'aucune décision n'avait encore été prise quant à une expansion du service au Canada anglais.

Québecor a investi 233 millions de dollars en 2013 pour acheter du spectre sans fil un peu partout au Canada. Or, selon Pierre Dion, les «conditions gagnantes» ne sont pas encore réunies pour offrir le service à l'échelle nationale.

«Il n'y a pas de moment précis, a indiqué M. Dion. Si nous y allons, ça va être un investissement majeur. Nous jouons de patience au Canada anglais, nous sommes disciplinés.»

Le dirigeant est par ailleurs revenu sur l'acquisition controversée de Vision Globale (Studios Mel's), qui constitue, selon lui, une excellente occasion d'affaires pour Québecor.

«Mon grand rêve, ce serait de coproduire, de codiffuser, avec les Français, avec les gens du Canada anglais, avec les Américains, et ensuite produire ici, dans les Studios Mel's à Montréal, diffuser ces grandes séries anglophones, francophones, les diffuser sur toutes nos plateformes au Québec, et ensuite les exporter mondialement. Ce serait un modèle d'affaires absolument incroyable pour Montréal et pour le Québec.»

Le titre de Québecor a clôturé à 32,94$ hier à la Bourse de Toronto, en baisse de 51 cents, ou 1,5%.




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