Sans-fil: les règles ne conviennent toujours pas à Québecor

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Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion, a réitéré jeudi que le conglomérat n'avait toujours pas pris de décision relativement à une expansion pancanadienne, ajoutant que le statu quo pourrait s'étendre au-delà de 2015.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les règles du jeu visant à favoriser l'émergence d'un quatrième joueur dans le secteur canadien du sans-fil se sont peut-être améliorées, mais elles demeurent insuffisantes pour convaincre Québecor de se lancer dans l'aventure.

Son président et chef de la direction, Pierre Dion, a réitéré jeudi que le conglomérat n'avait toujours pas pris de décision relativement à une expansion pancanadienne, ajoutant que le statu quo pourrait s'étendre au-delà de 2015.

«Il n'y a pas de moment précis, a-t-il dit Si nous y allons, ça va être un investissement majeur. Nous jouons de patience au Canada anglais. Nous sommes disciplinés.»

Si les règles du gouvernement fédéral en matière de télécommunications permettent à de nouveaux joueurs dans l'industrie d'acquérir plus facilement du spectre, M. Dion a souligné que les «conditions gagnantes» n'étaient pas réunies.

«De plus en plus de conditions sont en place, s'est contenté de dire M. Dion. On regarde cela de près.»

En poste depuis bientôt un an, le dirigeant de Québecor  (T.QBR.B)  y est allé de ces commentaires en marge d'une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, sa première devant une tribune de gens d'affaires depuis sa nomination.

Dans le passé, M. Dion a dénoncé les frais d'itinérance facturés à une entreprise ayant recours au réseau d'une autre compagnie afin d'offrir du service sans fil dans des zones qui ne sont pas couvertes par son spectre de fréquences.

D'après Québecor, les règles actuelles favorisent les trois plus grands joueurs canadiens - Rogers (T.RCI.B), Bell (T.BCE) et Telus  (T.T) - qui contrôlent près de 90 pour cent du secteur canadien des services sans fil.

Outre le Québec, la société montréalaise possède des licences de spectre en Ontario, en Alberta ainsi qu'en Colombie-Britannique.

L'expansion dans le reste du Canada, si elle devait se confirmer, pourrait se faire en partenariat, par exemple avec la société ontarienne Wind Mobile, a souligné M. Dion.

«Ça ne veut pas dire que nous irions seuls, a-t-il précisé. Il n'y a pas de modèle précis.»

Si Québecor tergiverse toujours à l'endroit du Canada anglais dans le secteur du sans-fil, son dirigeant a rappelé qu'au Québec, le nombre de clients de Vidéotron en ce qui a trait à la téléphonie mobile n'avait cessé de croître depuis quatre ans pour s'établir à 623 000.

Au cours de son discours, M. Dion a par ailleurs évoqué des investissements de «plusieurs millions» de dollars dans un centre de données qui devrait voir le jour à Montréal ainsi que dans Vision Globale, notamment propriétaire des Studios Mel's.

La semaine dernière, Vidéotron a acquis 4Degrés Colocation et son centre de données à Québec pour un environ 35,5 millions $. La filiale du conglomérat, qui dit desservir 115 000 entreprises, désire étendre son service dans la métropole.

«Nous voulons également avoir des centres (...) à Montréal, a précisé M. Dion, après son allocution. Nous allons annoncer des investissements à cet effet au cours des prochaines semaines.»

Cette initiative s'inscrit dans la stratégie du patron de Québecor, qui, malgré une année marquée par six transactions importantes, veut poursuivre la transformation du conglomérat.

M. Dion aimerait entre autres voir Québecor Media se lancer dans la production et la diffusion de coproductions internationales, en collaboration avec des partenaires américains, français, ainsi que du reste du Canada.

Par ailleurs, le dirigeant du conglomérat s'est abstenu de commenter la vente des six quotidiens régionaux de Gesca à Groupe Capitales Médias.

Refusant de dire si Québecor était intéressés aux quotidiens de la filiale de Power Corporation (T.POW), M. Dion s'est contenté de dire que les versions papier du Journal de Montréal et du Journal de Québec étaient là pour rester.

«C'est au coeur de notre stratégie de convergence, a-t-il expliqué. Nous voulons garder les versions papier et prendre le virage numérique.»




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