David Dodd défend le plan de match d'AEterna Zentaris

David Dodd, qui a pris les commandes d'Aeterna Zentaris... (Photo Martin Chamberland, Archives La Presse)

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David Dodd, qui a pris les commandes d'Aeterna Zentaris en avril 2013, est un habitué de la revalorisation d'entreprises.

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Le nouveau plan de match d'Aeterna Zentaris, soit une réorientation du côté de la commercialisation, a soulevé des questions hier à l'assemblée annuelle de la société pharmaceutique.

Un ancien administrateur d'Aeterna Zentaris, Francis Bellido, a rappelé que plusieurs petites sociétés biopharmaceutiques, des «firmes de recherche et développement qui n'allaient nulle part» avaient tenté un tel virage. Le succès a été pour le moins mitigé.

«Si nous étions une compagnie de 5 milliards de dollars avec énormément de liquidités, ce serait intéressant, a déclaré M. Bellido, qui a été président de SGF-Santé au début des années 2000. Nous sommes une petite société qui a juste assez de liquidités pour survivre jusqu'à ce que nous atteignions certains jalons cliniques.»

Aeterna Zentaris, une entreprise basée à Québec mais qui sera bientôt dirigée à partir de Charleston, en Caroline-du-Sud, n'a enregistré aucun revenu au premier trimestre. Elle a dépensé 5,8 millions au chapitre de la recherche et du développement pendant cette période.

La société met l'accent sur ses deux produits les plus avancés, le macrilen, un médicament qui devrait servir au diagnostic de la déficience en hormone de croissance chez l'adulte, et la zoptaréline doxorubicine, qui devrait venir en aide aux femmes atteintes du cancer de l'endomètre.

Aeterna Zentaris entend commercialiser elle-même ces produits et commercialiser d'autres produits des mêmes secteurs de la santé, l'oncologie et l'endocrinologie, en faisant leur acquisition ou en obtenant leur licence.

«Une entreprise qui n'a rien à vendre va disparaître, a déclaré le président et chef de la direction d'Aeterna Zentaris, David Dodd, au cours de l'assemblée. Il faut générer des revenus, des liquidités et des profits, que nous pouvons réinvestir dans notre portefeuille de produits.»

M. Bellido, qui a siégé au conseil d'administration de plusieurs sociétés comme pharmaceutique, a toutefois affirmé qu'une réorientation du côté de la commercialisation était difficile, coûteuse, et qu'elle demandait un nouveau type d'exécution.

«Pourquoi suis-je confiant de pouvoir le faire? Parce que je l'ai déjà fait, a répliqué M. Dodd. C'est une des raisons pour lesquelles je suis ici.»

M. Dodd, qui a pris les commandes d'Aeterna Zentaris en avril 2013, est un habitué de la revalorisation d'entreprises, comme la firme américaine Serologicals Corporation. Celle-ci valait 85 millions de dollars US en juin 2000. Elle a été vendue pour 1,5 milliard US en juillet 2006.

«J'ai dirigé des entreprises qui étaient dans une situation bien pire (qu'Aeterna Zentaris), a-t-il affirmé. Ce qu'il faut, c'est bien attacher sa ceinture et aller de l'avant pour générer de la valeur.»

Il a soutenu qu'il était possible de passer à l'action même avec des liquidités limitées, en faisant des partenariats, des échanges, des promotions communes.

«C'est difficile, mais ça se fait», a-t-il affirmé.

En fin d'après-midi, Aeterna Zentaris a annoncé son intention d'émettre jusqu'à 14 millions d'actions sur NASDAQ au moment approprié.

L'entreprise aura notamment besoin de liquidités pour commercialiser le macrilen, qui pourrait être approuvé par la Food and Drug Administration dès novembre prochain.

Le titre d'Aeterna Zentaris a clôturé à 1,14$ à la Bourse de Toronto hier, soit sensiblement au même niveau que la veille.




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