Trois astronautes en route pour la Station spatiale internationale

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Ce lancement était très attendu après l'échec en avril dernier du lancement d'un vaisseau cargo Progress, contraignant les responsables russes à reporter le départ des trois astronautes pour l'ISS, initialement prévu fin mai.

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Agence France-Presse
BAÏKONOUR

Trois astronautes à bord d'un vaisseau Soyouz étaient en route jeudi pour la Station spatiale internationale (ISS) après un décollage réussi depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, un vol retardé de deux mois suite à une panne.

Le vaisseau Soyouz a décollé de Baïkonour à 17 h 02 (heure de Montréal) mercredi, avec à son bord le cosmonaute Oleg Kononenko, l'astronaute américain Kjell Lindgren et le Japonais Kimiya Yui.

L'agence spatiale russe Roscosmos a annoncé dans un communiqué que le troisième étage de la fusée Soyouz s'était séparé à temps du lanceur et que l'équipage «se sentait bien».

«Tout va bien, tout se déroule selon le programme prévu», a indiqué le cosmonaute Fyodor Yurchikhin, qui a commenté en direct le lancement du vaisseau à la télévision russe.

Ce lancement était très attendu après l'échec en avril dernier du lancement d'un vaisseau cargo Progress, contraignant les responsables russes à reporter le départ des trois astronautes pour l'ISS, initialement prévu fin mai.

Le vaisseau cargo avait perdu le contrôle avec la Terre et avait brûlé dans l'atmosphère, à cause d'une panne du lanceur, selon les autorités russes.

Cet échec avait contraint un groupe de trois astronautes à prolonger d'un mois leur séjour à bord de l'ISS avant de pouvoir finalement revenir sur terre le 11 juin dernier.

La nouvelle équipe de trois astronautes devraient atteindre l'ISS en moins de six heures, selon le programme prévu.

«Entraînement... OK. Équipement... OK. Fusée... OK. Conférence de presse... OK. Sommes prêts pour l'envol !!» a tweeté Kjell Lindgren, 42 ans, juste avant le lancement pour une mission de 163 jours dans l'espace.

Le secteur spatial russe, qui fait historiquement la fierté du pays, a connu une série de revers humiliants ces derniers mois, avec notamment la perte de coûteux satellites et vaisseaux.

L'équipage de Soyouz a choisi comme mascotte de son voyage le robot R2-D2, l'un des personnages emblématiques de la saga cinématographique Star Wars, qui servira notamment d'indicateur de sortie du champ de gravité terrestre lorsqu'il se mettra à flotter en apesanteur.

Au cours de leur séjour sur l'ISS, les astronautes vont réaliser plusieurs expériences scientifiques, notamment celles visant à contrôler des robots à distance.

Ils vont retrouver à bord de la station les Russes Guennadi Padalka et Mikhaïl Kornienko et l'astronaute de la Nasa Scott Kelly.

De son côté, Oleg Kononenko a promis d'étudier notamment le «comportement des bulles de savon», pour satisfaire la demande des jeunes amateurs de l'espace.

La Russie fournit à l'ISS son principal module, où se situent les moteurs-fusées, et les vaisseaux russes Soyouz sont le seul moyen d'acheminer et de rapatrier les équipages de la station orbitale, depuis l'arrêt des navettes spatiales américaines.

Seize pays participent à l'ISS, avant-poste et laboratoire orbital mis en orbite en 1998 ayant coûté au total 100 milliards de dollars, financés pour la plus grande partie par la Russie et les États-Unis.

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