Les sages-femmes entérinent leur entente de principe avec Québec

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La négociation avait débuté en 2015; elle aura donc duré trois ans.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Les quelque 200 sages-femmes ont entériné, dans une proportion de 85 pour cent, l'accord de principe qui était intervenu quant au renouvellement de l'entente qui les lie au ministère de la Santé et des Services sociaux.

Au cours d'une entrevue, la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Mounia Amine, s'est dite satisfaite de l'entente, mais avec des bémols quant à la longue durée de la négociation, soit trois ans pour renouveler une entente qui touche 200 personnes.

«On est satisfaites des gains, au final. C'est certain qu'on est quand même restées avec... Beaucoup d'énergie a été mise sur une négo extrêmement longue. On n'ira pas sur la place publique se plaindre, mais c'est certain qu'on a été quand même échaudées par la longueur, la lenteur de cette négo et le peu de temps qu'on a eu pour réellement parler du fond de nos demandes», a jugé Mme Amine.

La prime des sages-femmes pour être de garde était au coeur du litige. Elles demandaient 12 000 $; elles ont obtenu 9435 $ annuellement. Avant cette entente, elles touchaient de 6500 $ à 8250 $ annuellement.

Sur le plan de la rémunération, elles touchent 54 000 $ au premier échelon et jusqu'à 92 000 $ par an, lorsqu'elles travaillent à temps complet. Elles ont par ailleurs obtenu les mêmes augmentations de salaire que les secteurs public et parapublic, a précisé Mme Amine.

Elles revendiquaient également des garanties quant à des conditions qui avaient été négociées pour les sages-femmes travaillant dans le Grand Nord. Cela a été «partiellement atteint», a noté Mme Amine. Elles ont obtenu, à tout le moins, un engagement que ces conditions seront préservées, bien qu'elles n'aient pas été intégrées à l'entente avec Québec.

Elles n'ont toutefois pas fait de gain sur la question des frais de déplacement.

Pour ce qui est de la reddition de comptes - qui était une condition sine qua non du ministère de la Santé et des Services sociaux, selon le ministre Gaétan Barrette - elles ont accepté la création d'un «comité de transmission des données administratives aux établissements» de santé, a fait savoir Mme Amine.

Un autre comité sera créé pour se pencher sur la révision du mode de rémunération des sages-femmes, de même que des comités locaux sur les relations professionnelles.

Mme Amine estime qu'il reste encore du travail à faire pour une vraie reconnaissance du travail des sages-femmes.

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec a une entente de service avec la CSN.




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