Pas de hausse de la détresse chez les médecins, estime Barrette

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.... (Yan Doublet, archives Le Soleil)

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Yan Doublet, archives Le Soleil

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(Québec) Il n'y a pas de hausse de la détresse psychologique dans le corps médical, malgré l'augmentation de 40% du nombre de médecins qui ont reçu une aide du Programme d'aide aux médecins (PAMQ), soutient le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

La Presse a révélé mercredi que 701 médecins ont reçu de l'aide en 2016-2017. Si on ajoute ceux qui bénéficiaient déjà d'un suivi après une demande présentée en 2015-2016, le PAMQ a dû venir en aide à un total de 1581 médecins l'an dernier.

Pour Gaétan Barrette, les médecins ne souffrent pas davantage de détresse qu'avant. Ces statistiques s'expliquent plutôt par l'évolution des mentalités, selon lui. 

«Le sujet de la détresse psychologique a souvent été, et moi j'ai vécu là-dedans, un tabou. Ce que l'on voit aujourd'hui, ce n'est pas une augmentation du nombre de cas. On voit un tabou qui baisse et on voit des médecins qui, aujourd'hui, n'ont plus peur d'afficher leur détresse qui n'est pas plus grande qu'avant», a-t-il affirmé à la sortie d'une réunion du caucus libéral.

Selon le rapport du PAMQ, «la grande majorité des clients ayant consulté le programme en 2016-2017 a évoqué les pressions du système de santé. Dans certains cas, cette pression constituait le motif principal de consultation». Les directives pour accroître le nombre de patients vus en consultation «ou pour augmenter la cadence ont généré chez plusieurs une crainte de commettre des erreurs en raison d'une pratique qu'ils qualifiaient de "périlleuse"», écrit le PAMQ.

Le ministre, qui a piloté des réformes pour augmenter la performance, nie avoir une part de responsabilité dans cette situation. «On est dans un environnement dans lequel on s'attend à avoir une certaine performance», mais c'était également le cas dans le passé, a-t-il affirmé lors d'une brève mêlée de presse. Il a fait valoir les médecins forment « un corps professionnel qui, historiquement, a eu l'orgueil de la performance ».

Ses réformes ont-elles pu entraîner une hausse de la détresse chez les médecins? «Non, moi, je ne n'achète pas ça. Pas du tout», a-t-il répondu avant de tourner les talons pour se rendre à la période des questions au Salon bleu.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, médecin comme M. Barrette, l'a interpellé sur le sujet à cette occasion. Le ministre lui a offert les mêmes explications. «La croissance de 40% au cours de la dernière année n'est certainement pas due au fait qu'il y a un tabou qui viendrait subitement d'être levé, là, je m'excuse!», a lancé M. Khadir. Pour lui, «cette détresse s'est aggravée en raison de la cadence du type de mesures que (Gaétan Barrette) a implanté». «Le ministre de la Santé a de la difficulté à admettre les problèmes, a de la difficulté à prendre les critiques», a-t-il ajouté.




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