Santé mentale: création d'un programme public de psychothérapie

«Les troubles anxieux, les troubles dépressifs, on va... (PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE)

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«Les troubles anxieux, les troubles dépressifs, on va les attraper pour tout le monde, incluant les jeunes», a dit le ministre Gaétan Barrette.

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Québec injecte 35 millions de dollars par année dans les soins en santé mentale pour créer un programme public de psychothérapie, a annoncé ce matin le ministre de la Santé Gaétan Barrette. «Ce secteur est dans l'angle mort du système de santé», a-t-il dit.

À terme, c'est environ 240 000 personnes souffrant de problèmes de santé mentale qui auront accès à ce service offert tant en Groupe de médecine familiale (GMF) que dans des cabinets privés. Les psychologues, les travailleurs sociaux et les infirmières seront ainsi remboursés par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) pour leurs services auprès des personnes diagnostiquées.

Comme les cas lourds sont déjà pris en charge par le système de santé, ce nouveau programme public se concentrera sur les cas de faible et de moyenne intensité. «Les troubles anxieux, les troubles dépressifs, on va les attraper pour tout le monde, incluant les jeunes», a dit le ministre Barrette.

Le programme ne sera toutefois pas en marche dès le jour un. La première année sera consacrée à une période de «formation et de mise à niveau» et au déploiement des «outils, des équipes et des guides de pratique». Le ministre n'a pas précisé à quel moment le programme serait pleinement opérationnel.

Cette initiative s'inspire d'un programme déjà mis en place avec succès en Grande-Bretagne. Les preuves d'efficacité du programme sont «fortes» selon Gaétan Barrette.

L'annonce du ministre Barrette entre dans la catégorie des «mirages et des délais d'accès», estime la porte-parole du Parti québécois en matière de santé Diane Lamarre. «Le ministre parle des psychologues, il parle des soins en psychologie, mais dans les faits, il ne donne pas aux psychologues l'autonomie nécessaire pour donner l'accès rapidement. C'est ça qu'il faut faire», explique la députée de Taillon.

Ainsi, illustre-t-elle, les psychologues peuvent donner un diagnostic en matière de santé mentale, mais ne peuvent pas prescrire de médicaments aux patients. Selon elle, il faut «décloisonner» le travail des psychologues.




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