Quand une patiente cancéreuse lave les vitres de son hôpital

Les vitres de l'hôpital du Suroît devaient être... (Photo André Pichette, La Presse)

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Les vitres de l'hôpital du Suroît devaient être nettoyées à l'automne, a indiqué la porte-parole du CISSS de la Montérégie-Ouest, Jade St-Jean.

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Exaspérée par la saleté qui empêchait les patients de voir à l'extérieur, une patiente traitée pour un cancer à l'hôpital du Suroît, à Valleyfield, a lavé elle-même une partie des fenêtres de l'établissement, dimanche dernier.

« J'ai voulu donner au suivant », confie Andrée Asselin, qui... (Photo André Pichette, La Presse) - image 1.0

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« J'ai voulu donner au suivant », confie Andrée Asselin, qui a pris l'initiative de nettoyer les fenêtres de l'hôpital où elle reçoit des traitements.

Photo André Pichette, La Presse

« Je n'en veux pas à l'hôpital. Je sais qu'il y a des coupures et que tout le monde fait son possible. Mais j'ai voulu donner au suivant », affirme Andrée Asselin.

Dans un article paru lundi dans le Journal Saint-François, on raconte que Mme Asselin a appris qu'elle souffrait d'un cancer du sein en juillet. À peine quelques mois plus tôt, sa soeur avait elle aussi dû subir une intervention chirurgicale et des traitements pour combattre le même cancer.

« C'est en mai, quand j'étais à l'hôpital avec ma soeur pour ses traitements, que j'ai vu pour la première fois l'état des fenêtres de l'unité où les patients reçoivent leurs traitements de chimiothérapie. J'ai été choquée. Des patients peuvent y rester jusqu'à six heures sans rien faire, et ils ne pouvaient même pas voir à l'extérieur », soutient Mme Asselin.

La dame de 64 ans a donc décidé de prendre les choses en main. Dimanche, accompagnée d'une trentaine de personnes, elle a nettoyé les fenêtres de l'unité. Des membres de la chorale de Mme Asselin étaient présents pour égayer les troupes.

« Je suis certaine que notre hôpital n'est pas le seul à avoir les fenêtres sales au Québec. Je répète que je n'en veux pas à l'hôpital. Mon équipe traitante a été extraordinaire. Ce sont des anges. Mais il y a des compressions partout dans le réseau. Et si on coupe à l'intérieur, on doit aussi couper à l'extérieur des bâtisses ! » lance Mme Asselin.

UN NETTOYAGE UNE FOIS PAR AN

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Ouest affirme qu'il était « au fait de la situation à l'hôpital du Suroît ». Un peu plus tôt cette année, le CISSS avait reçu une demande d'autorisation de la Fondation de l'hôpital du Suroît pour que des bénévoles procèdent au nettoyage des fenêtres de l'unité d'oncologie. Une demande refusée par l'équipe de gestion des risques, explique la porte-parole du CISSS de la Montérégie-Ouest, Jade St-Jean.

Le directeur des services techniques du CISSS a fait une visite à l'hôpital du Suroît le 19 juillet dernier et il a convenu qu'il y aurait un nettoyage à l'automne pour cette section de l'établissement. « Il est possible que la situation se soit détériorée au cours de l'été, notamment en raison du nombre accru d'araignées cette année. Nous n'avons cependant pas eu de nouvelle demande afin de procéder plus rapidement au nettoyage des fenêtres », affirme Mme St-Jean.

Celle-ci précise que le nettoyage des fenêtres est effectué « une fois par année dans la majorité des installations » de la Montérégie-Ouest. Le CISSS travaille toutefois à « harmoniser les pratiques » des différents établissements afin que dès l'été prochain, « le nettoyage des fenêtres soit effectivement effectué chaque année pour l'ensemble des installations ».

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