Médicaments aux Autochtones: Santé Canada se défend de limiter l'accès

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La docteure Wieman estime que Santé Canada devrait se concentrer sur les besoins de la population plutôt que de comparer ses décisions aux autres plans en vigueur au pays.

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Joanna Smith
La Presse Canadienne
Ottawa

Le choix de limiter l'accès à certains médicaments d'ordonnance pour traiter des problèmes de santé mentale chez les patients des communautés autochtones repose sur les mêmes recommandations qui guident les autres régimes d'assurance médicaments au pays, selon Santé Canada.

La docteure Cornelia Wieman, une psychiatre qui a travaillé sur les réserves autochtones, a révélé que Santé Canada ne couvrait pas certaines prescriptions pour des antipsychotiques - à moins que le patient ait essayé d'autres médicaments sans constater d'amélioration. Elle a fait cette déclaration la semaine dernière devant un comté parlementaire qui se penche sur les hauts taux de suicide dans les communautés des Premières Nations.

Cet enjeu est lié au Programme des services de santé non assurés de Santé Canada qui fournit environ un milliard de dollars en couverture annuelle pour les membres admissibles des Premières Nations et des Inuits pour des services restreints de médicaments d'ordonnance, de soins dentaires, de soins optiques, de fournitures médicales et d'équipement, de transport de patients et de consultations en santé mentale non couverts par des programmes d'assurance maladie privés, provinciaux ou territoriaux.

Santé Canada a réagi aux critiques cette semaine.

La porte-parole Maryse Durette a dit que pour déterminer quels médicaments seront assurés ou non, le ministère se base sur les recommandations du Comité canadien d'expertise sur les médicaments et de l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé - une organisation indépendante qui aide les gouvernements à prendre des décisions sur des politiques de santé.

Ce comité offre les mêmes conseils à tous les régimes publics d'assurance médicaments au pays - sauf celui du Québec - qui sont généralement utilisés par les personnes âgées, les assistés sociaux et les autres citoyens qui ont besoin du soutien de l'État pour payer leurs médicaments.

Chaque gouvernement peut choisir de suivre ou non les recommandations.

«Cette approche se base sur les faits et les recommandations reflètent les connaissances médicales et scientifiques, les pratiques cliniques actuelles, les considérations éthiques et économiques, ainsi que l'impact sur le patient et le public», a expliqué Mme Durette.

«Par conséquent, la couverture du (Programme des services de santé non assurés) est généralement alignée avec ce qu'il y a dans les provinces et les territoires», a-t-elle ajouté.

Plus de 99 % des réclamations ne nécessitent pas d'approbation au préalable, a rappelé la porte-parole. Et parmi celles qui sont soumises à ce processus, 94 pour cent sont autorisées après un examen.

La docteure Wieman estime que Santé Canada devrait se concentrer sur les besoins de la population plutôt que de comparer ses décisions aux autres plans en vigueur au pays.

«Je ne perds pas mon temps à penser aux comparaisons avec les autres régimes d'assurance médicaments. Je suis intéressée à (trouver) ce qu'il y a de mieux pour nos patients», a-t-elle lancé.

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