Une famille non vaccinée au coeur d'une éclosion d'oreillons

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Au total, neuf personnes ont présenté des symptômes à la suite d'un contact avec le virus potentiellement dangereux, qui peut entraîner des méningites ou même la stérilité.

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Une famille non vaccinée de Chaudière-Appalaches a été au centre d'une rare éclosion d'oreillons l'hiver dernier, l'un des adultes infectés transmettant même la maladie - pourtant virtuellement disparue au Québec - à l'école où il enseigne.

Au total, neuf personnes ont présenté des symptômes à la suite d'un contact avec le virus potentiellement dangereux, qui peut entraîner des méningites ou même la stérilité.

Dans les dernières années, on compte en moyenne seulement cinq cas d'oreillons par année pour l'ensemble de la province - en majorité des voyageurs qui contractent le virus à l'étranger.

L'hiver dernier, un adulte non vacciné aurait contracté le virus « lors d'un salon agricole qui s'est tenu au Centre de foires de Québec du 28 au 30 janvier » que des centaines de visiteurs de l'extérieur fréquentent, selon un bulletin d'information du ministère de la Santé (MSSS). Cet individu a ensuite participé à une rencontre familiale où « plusieurs membres adultes non vaccinés » présents ont contracté les oreillons.

TRANSMISSION DANS UNE ÉCOLE

Un de ces malades est professeur dans une école, toujours selon le MSSS. Un élève de sa classe a contracté la maladie, tout comme l'un de ses propres enfants, qui fréquente la même école.

Les oreillons, « c'est vraiment très contagieux. Pratiquement autant que la rougeole ou que la varicelle », a expliqué à La Presse Diane Morin, médecin-conseil pour la structure de santé dans Chaudière-Appalaches. 

« Ça se transmet par la respiration, par la salive en contact avec des objets. Ce virus entraîne une inflammation des glandes salivaires, ça peut même devenir rouge, et la personne fait de la température. »

Si la maladie en reste à ce stade, pas d'inquiétudes. Mais « dans certains cas, le virus va se loger ailleurs : dans le cerveau [méningite], dans le pancréas, dans les testicules et donne une infection qui peut entraîner des séquelles », a continué Mme Morin. S'il se loge dans les testicules ou les ovaires, « ça peut créer une stérilité ».

C'est en raison de ces dangers et du caractère hautement contagieux du virus que la grande majorité des enfants québécois sont vaccinés contre les oreillons avant leur entrée au primaire, dans l'injection RRO (rougeole-rubéole-oreillons), en deux doses.

La famille élargie au centre de l'éclosion n'est pas composée de militants anti-vaccinations, selon Mme Morin. « Ça semble être plus un oubli », a-t-elle dit. Les adultes non vaccinés avaient eux-mêmes fait vacciner leurs enfants.

Personne n'aurait développé de complications graves dans cette affaire.

UNE PREMIÈRE DEPUIS 2014

C'était la première fois depuis 2014 qu'on rapportait un cas d'oreillons contracté sur le territoire québécois, selon le bulletin du MSSS.

Les autorités sanitaires n'ont pas voulu dévoiler la localité où s'est produite l'éclosion ni le nom de l'école impliquée.

L'an dernier, La Presse révélait que la Mission de l'Esprit-Saint, un groupe religieux anti-vaccins, était au centre d'une éclosion de rougeole dans la région de Lanaudière. La Santé publique de Lanaudière évoquait dix cas confirmés et deux autres « en observation ».

Des enfants de familles appartenant au groupe avaient ramené la maladie d'un voyage à Disneyland.

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