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Le système de santé déboussolé par la loi 10, constate Québec solidaire

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir... (Photo archives Le Soleil)

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Le député de Québec solidaire, Amir Khadir

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Un an presque jour pour jour après l'entrée en vigueur de la loi 10, adoptée sous le bâillon, les voix qui n'ont pas été entendues à l'époque étaient celles de la raison, estime Québec solidaire, à la lumière de témoignages provenant de différentes sources sur le terrain.

Intervenants sociaux, patients handicapés, médecins et professionnels ont témoigné conjointement avec le député Amir Khadir, dimanche matin, du chaos dans lequel est toujours plongé le système de santé, un an après l'adoption de la loi 10. Celle-ci a, entre autres choses, entraîné un énorme jeu de chaises musicales dans les organigrammes et concentré davantage de pouvoirs dans les mains du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

«Un an plus tard, on ne peut pas repérer d'impact positif sur le terrain, on ne peut pas voir d'amélioration de l'accès aux soins comme on l'avait promis», juge Alexandra d'Amours, de l'organisme de défense des droits des personnes handicapées Ex aequo.

«La loi 10 est arrivée dans la précipitation et a généré beaucoup de confusion et d'improvisation», ajoute le docteur Simon-Pierre Landry, chef de l'urgence de l'hôpital de Sainte-Agathe et membre du Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), qui compte environ 650 membres.

Il cite en exemple la nomination forcée d'un seul chef d'urgence pour les cinq hôpitaux de la région des Laurentides et, surtout, la précipitation qui l'entoure. Les candidats se voient ainsi forcés de solliciter immédiatement un poste pour lequel ils n'ont aucune idée des ressources dont ils disposeront et de la définition de tâches, qui ne viendra que plus tard.

Qui plus est, «encore faudrait-il que les gestionnaires ainsi nommés soient véritablement capables de prendre des décisions», selon Sylvain Lirette, de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) du Bas-St-Laurent. Ce n'est pas le cas, l'essentiel des décisions provenant du cabinet du ministre Barrette selon lui. L'inévitable surcharge de travail pour cette poignée de gestionnaires congestionne le réseau, reproche-t-on aussi.

«Tout le monde, sauf les Chambres de commerce, a mis en garde le ministre contre ces conséquences il y a un an, a rappelé M. Khadir. Mais le ministre a choisi de procéder avec le bâillon, contre toute vraisemblance, pour surmonter des objections très raisonnables.»

Selon lui, il faudrait rapidement «cesser d'improviser et précipiter les mesures».

«Même si on accepte ce dogme, ses conséquences sont encore plus néfastes dans la précipitation.»

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