Québec s'entend avec les infirmières

Des membres de la Fédération des infirmières et... (photo Pascal RatthÉ, archives Le Soleil)

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Des membres de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec ont manifesté le 11 novembre devant l'édifice Price, à Québec, où se trouve la résidence officielle du premier ministre Philippe Couillard.

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(QUÉBEC) Une première entente avec un groupe important du secteur public a été conclue hier soir. Québec et la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) se sont entendus à la table sectorielle, une entente conditionnelle aux discussions imminentes sur les salaires et la retraite.

Avec ses 66 000 membres, des infirmières essentiellement, la FIQ constitue le premier groupe important à s'entendre sur les clauses non pécuniaires avec le gouvernement. D'autres ententes sectorielles avaient été conclues cette semaine, une dizaine en tout, mais elles se limitaient à des groupes beaucoup moins nombreux, notamment le personnel de soutien scolaire, affilié à la FTQ.

Deux points importants

L'entente sera bientôt soumise aux instances. Selon les informations obtenues par La Presse, deux points en ressortent. Québec a accepté de hausser les ratios de postes à temps complet pour plusieurs corps d'emploi. Par exemple, jusqu'ici, la proportion d'infirmières à temps plein pouvait être d'à peine 50%; la barre sera élevée à 52%. Les postes d'infirmière auxiliaire à temps plein pouvaient se limiter au tiers des effectifs (34%); on haussera leur proportion à 50%. Finalement, les inhalothérapeutes étaient assurés de postes à temps complet pour 45% des effectifs; la barre sera haussée à 54%.

Une autre disposition convenue entre la FIQ et Québec touche le nombre d'infirmières par malade dans les services. Des projets-pilotes seront mis en place. Jusqu'ici, il n'y avait pas de ratio formel, sauf dans les services de soins intensifs et en obstétrique.

L'avancée avec les infirmières met fin à une longue saga. Hors du Front commun, les infirmières avaient quitté la table de négociation avec fracas pour protester contre la minceur des offres gouvernementales. Elles réclamaient le maintien de primes que voulait réduire le gouvernement de même que la reconnaissance des heures passées en formation comme temps travaillé.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait dû mettre la main à la pâte et s'engager personnellement sans avoir le feu vert du Conseil du trésor.

Cette première entente avec un groupe important mettra la pression sur les autres syndicats toujours en discussion aux tables sectorielles. Du côté de l'éducation, on soutenait par contre que le rythme avait ralenti, hier. Le premier ministre Philippe Couillard a quitté le Québec pour Paris hier soir et ne reviendra que tard la semaine prochaine. La Fédération autonome de l'enseignement a annoncé des journées de débrayage pour les 30 000 enseignants de la région de Montréal à compter du 9 décembre.

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