La santé mentale des Québécois s'améliore

Les hommes hésitent moins qu'avant à parler de... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les hommes hésitent moins qu'avant à parler de santé mentale et ont moins peur d'aller chercher de l'aide, selon Rose-Marie Charest, présidente de l'Ordre des psychologues.

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C'est la Semaine de la santé mentale et l'Institut de la statistique du Québec a rendu public hier son tout premier rapport qui dresse le portrait statistique de la santé mentale des Québécois. Les chiffres montrent une courte amélioration, et une chose est sûre, le sujet est aussi de moins en moins tabou, croit la présidente de l'Ordre des psychologues, Rose-Marie Charest. Voici cinq faits saillants du rapport.

Le bilan s'améliore

Les chiffres montrent une diminution du nombre de personnes touchées par la dépression. « Ce n'est pas très significatif, avance Rose-Marie Charest, mais s'il y a une baisse, c'est tout de même une bonne nouvelle. Le gros problème maintenant, c'est l'accessibilité aux soins. Si vous avez de l'argent, vous pouvez voir un psychologue, sinon c'est l'attente interminable dans le réseau public. »

Proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui a vécu un épisode dépressif dans sa vie

  • 14,6 % en 2002
  • 12,2 % en 2012

Les femmes plus touchées que les hommes

Ce sont encore les femmes qui sont plus touchées que les hommes en matière de dépression. La bonne nouvelle, selon Rose-Marie Charest, c'est que les hommes hésitent moins à parler de santé mentale, ils ont moins peur d'aller chercher de l'aide.

Proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui a vécu un épisode dépressif dans sa vie

Femmes

  • 17,6 % en 2002
  • 15 % en 2012

Hommes

  • 11,5 % en 2002
  • 9,3 % en 2012

Les 45-64 ans les plus vulnérables

Ici, la tendance se maintient. En proportion, en 2002 comme en 2012, les épisodes dépressifs sont plus fréquents chez les gens âgés de 45 à 65 ans.

Proportion de la population âgée de 45 à 65 ans qui a vécu un épisode dépressif dans sa vie

  • 16,8 % en 2002
  • 14,3 % en 2012

Les femmes plus anxieuses que les hommes

Les femmes souffrent plus de troubles anxieux que les hommes, mais le rapport de l'Institut de la statistique du Québec note aussi que les Québécois souffrent plus d'anxiété que les Canadiens (9,4 % vs 8,5 %).

En 2012, proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui a vécu un trouble d'anxiété généralisé au cours de sa vie

  • 12,4 % chez les femmes
  • 6,3 % chez les hommes

Note : ces données ne peuvent être comparées avec l'année 2002 puisque ce nouvel indicateur a été introduit en 2012.

Les 45-64 ans les plus anxieux

Selon Rose-Marie Charest, les jeunes accordent beaucoup plus d'importance à leur qualité de vie. « Je vois de plus en plus de jeunes qui demandent à travailler quatre jours par semaine. Les jeunes hommes aussi s'impliquent beaucoup auprès de leurs enfants. »

En 2012, proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui a vécu un trouble d'anxiété généralisé au cours de sa vie

  • 8 %* chez les 15-24 ans
  • 8,8 % chez les 25-44 ans
  • 10,9 % chez les 45-64 ans
  • 8,5 %* chez les 65 ans et plus

* Ces données ont un coefficient de variation entre 15 et 25 %

Les données de l'Institut de la statistique du Québec proviennent de l'Enquête 2012 sur la santé dans les collectivités canadiennes - volet santé mentale de Statistique Canada.

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