La fécondation in vitro dans l'ombre de la lutte des omnipraticiens

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Le projet de loi 20 veut améliorer l'accès aux médecins de famille en leur imposant notamment des quotas de patients. Dans le même projet de loi, le gouvernement prévoit mettre un terme à la gratuité du programme de procréation assistée comme on le connaît aujourd'hui.

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Alors que la lutte entre les médecins de famille et le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, sur le projet de loi 20 fait quotidiennement les manchettes, le débat sur la survie du programme de procréation assistée est relégué dans l'ombre, déplorent des intervenants.

«Le gouvernement a choisi de regrouper deux enjeux majeurs, la procréation et l'accès aux médecins, dans le même projet de loi. C'est sûr qu'on a peur que le débat sur les médecins ne prenne toute la place comme c'est le cas actuellement», commente la présidente de l'Association des couples infertiles du Québec, Virginie Kieffer Balizet.

Le projet de loi 20 veut améliorer l'accès aux médecins de famille en leur imposant notamment des quotas de patients. Dans le même projet de loi, le gouvernement prévoit mettre un terme à la gratuité du programme de procréation assistée comme on le connaît aujourd'hui.

«Le débat sur la survie du programme de procréation est complètement noyé dans le projet de loi 20», note le directeur médical de la clinique de fertilité du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), le Dr Jacques Kadoch.

La directrice des opérations de la clinique Ovo, Carole Rhéaume, croit que le gouvernement a volontairement réuni deux sujets chauds dans le même projet de loi «pour noyer le débat sur la procréation assistée». «On ne parle plus de procréation. Plusieurs citoyens ne savent même plus si les traitements sont remboursés ou non. Preuve que les gens sont mêlés: notre nombre de premières inscriptions est en diminution de 50%», dit-elle.

Au cabinet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, on assure que la décision d'inclure la procréation assistée dans le projet de loi 20 n'était «pas une stratégie». «La décision d'inclure différents sujets dans le même projet de loi dépend tout simplement de l'avancement des dossiers», explique l'attachée de presse du ministre Barrette, Joanne Beauvais.

Un avis fort attendu

Depuis plusieurs semaines, le débat sur le projet de loi 20 fait rage. Sur les réseaux sociaux, le ministre de la Santé et les médecins de famille se livrent à des échanges incessants.

Mardi, ce sera au Collège des médecins de présenter sa position sur le projet de loi 20. Cette sortie est très attendue dans le milieu médical.

La porte-parole du Collège des médecins, Leslie Labranche, confirme que le Collège des médecins prendra position sur le projet de loi 20, mais aussi sur le projet de loi 10 sur la réforme du réseau de la santé et sur le projet de loi 28, qui vise la rémunération des pharmaciens.

«Nous avions annoncé avant Noël que nous présenterions notre position après les Fêtes. Il s'agit de plusieurs dossiers costauds et il fallait prendre le temps de bien faire les choses», conclut Mme Labranche.

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