Greffe: Jean-Gilles Gadoury s'accroche à la vie

Jean-Gilles Gadoury garde le sourire malgré la maladie.... (Photo fournie par la famille)

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Jean-Gilles Gadoury garde le sourire malgré la maladie.

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Le 31 décembre, alors que tout le monde célébrait l'arrivée de la nouvelle année, Jean-Gilles Gadoury a été placé en isolement pour entamer le processus de greffe de moelle osseuse prévu au cours des prochains jours. Les premiers jours de 2015 sont particulièrement pénibles, mais cruciaux pour le jeune acteur de 9 ans, atteint d'une leucémie aiguë qui l'a foudroyé il y a quatre mois.

L'appel dans les médias de l'entourage de Jean-Gilles, en octobre dernier, afin de trouver un donneur de moelle osseuse avait ému le Québec. En quelques jours, un donneur avait été trouvé. Mais Jean-Gilles devait encore passer à travers deux cycles de chimiothérapie, ce qui n'était pas gagné, tant le traitement expérimental était invasif.

Au moment où La Presse avait parlé à Geneviève Ste-Marie, une amie de la famille, le 20 octobre dernier, la première chimiothérapie n'avait donné aucun résultat. Le pire était à craindre. Mais Jean-Gilles a fait mentir tous les pronostics. Les deux traitements suivants ont été efficaces. «Son côté enjoué et extraverti, sa force énergique [...], tout est enfin revenu», a affirmé à La Presse sa mère Marie-Josée Gadoury. Jean-Gilles a repris du poids, il s'est remis à chanter et à danser, bref, à «faire sa petite star», a rigolé Mme Ste-Marie. Sur les photos du garçon envoyées à La Presse, Jean-Gilles sourit. Quelques mèches blondes de sa chevelure touffue ont résisté à la chimiothérapie.

Sa mère a ainsi pu lui offrir le seul cadeau qu'il avait demandé pour Noël : lui permettre de rentrer quelques jours à la maison, à Bedford. «Il était en prégreffe. Nous avons donc dû rester isolés. Donc aucune visite, aucun party familial pour éviter les bactéries ou virus avant sa greffe», nous a expliqué Mme Gadoury quelques jours avant que Jean-Gilles ne retourne à l'Hôpital de Montréal pour enfants.

Après une dizaine de jours en famille, il a de nouveau été hospitalisé pour sa greffe, prévue le 7 janvier.

«Le plus dur reste à faire, il est en ce moment immunosupprimé, son corps ne peut plus se défendre, il suffit qu'un rhume passe, et ça peut être très grave.»

Geneviève Ste-Marie, une amie de la famille

L'avenir de Jean-Gilles se joue ces jours-ci, mais le moral est bon. «Le donneur est compatible à 100 %, on a donc bon espoir», dit-elle.

De grands projets

Jean-Gilles a même de grands projets pour l'année 2015. Il souhaite partir en voyage en famille à Hawaii et espère revoir ses amis d'école dès que son système immunitaire le permettra. «Il rêve de refaire de la scène et de chanter devant le Québec entier pour tous les enfants malades comme lui», a affirmé Marie-Josée Gadoury.

Il aspire aussi à jouer un premier rôle dans un long métrage, lui qui, âgé d'à peine 9 ans, a déjà tenu des rôles importants dans une vingtaine de courts métrages, dont Nathan, projeté à Cannes en 2013.

Depuis le jour où sa leucémie aiguë s'est manifestée, en septembre dernier, Jean-Gilles doit suivre un régime alimentaire strict. Maintenant qu'il reprend un peu de forces, un nouveau rêve l'habite : «manger un quart de livre chez McDonald's et une frite avec du vinaigre chez Barry à Bedford», dit sa mère.

«Bien sûr, Jean-Gilles rêve aussi de rester en santé et espère que sa greffe fonctionne pour l'année 2015... C'est que les 12 mois suivant la greffe sont cruciaux. Si son corps la rejette ou que le cancer se manifeste à nouveau d'ici 12 mois, il n'y a pas de plan B... Nous savourons donc chaque seconde de 2015», conclut-elle.

Autres donneurs recherchés

Avec sa petite tête blonde et son regard moqueur, Jean-Gilles a touché le coeur de nombreux Québécois, qui ont massivement répondu à l'appel pour lui trouver un donneur. L'entourage de Jean-Gilles est conscient de sa chance et a décidé de poursuivre ses efforts pour faire connaître le combat d'autres personnes toujours à la recherche d'un donneur de cellules souches. C'est le cas de Marc-André Skelling, 23 ans, atteint de la maladie de Hodgkin depuis trois ans. Son père ayant des racines britanniques et irlandaises, le donneur recherché doit présenter ce double profil, ce qui complique la tâche.

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