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Le tiers des lits pourrait fermer à la Maison Marguerite pour femmes sans abri

L'hiver dernier, la fréquentation a augmenté de 27%... (Photo François Roy, archives La Presse)

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L'hiver dernier, la fréquentation a augmenté de 27% dans les 10 ressources montréalaises qui se consacrent aux femmes itinérantes. Il n'est pas rare que l'occupation atteigne 125% dans ces organismes.

Photo François Roy, archives La Presse

Katia Gagnon
La Presse

À l'heure où le gouvernement libéral doit indiquer s'il donne suite à la politique sur l'itinérance adoptée par le précédent gouvernement, le tiers des lits d'une maison d'hébergement pour femmes itinérantes du quartier Rosemont pourrait fermer d'ici peu.

La Maison Marguerite a augmenté, depuis son déménagement en 2007, le nombre de lits d'hébergement d'urgence pour les femmes qui vivent une situation d'itinérance: on est passé de 12 à 18 lits. Tout est gratuit pour ces femmes, qui souffrent souvent de troubles mentaux, pendant les six semaines où elles vivent à la maison.

Or, depuis sept ans, jamais l'Agence de la santé et des services sociaux n'a accepté de financer cette offre de service supplémentaire. La Maison Marguerite s'est autofinancée, à l'aide de dons privés et de campagnes de financement. Mais voilà, l'argent est épuisé.

«On veut lancer un cri d'alarme aujourd'hui. Le gouvernement doit agir pour financer nos services parce que sans cette aide financière de 200 000$, nous ne pourrons plus maintenir ces six lits à partir de septembre», explique la directrice de la maison, Martine Rousseau.

Appui de Françoise David

L'organisme a reçu l'appui de la députée locale, Françoise David. «Il est impensable de fermer ces six lits. La Maison Marguerite a tenu le fort, elles ont tenu bon, mais elles sont au bout de leurs ressources», lance-t-elle.

Mme David a rencontré la ministre déléguée aux services sociaux, Lucie Charlebois. «Elle m'a semblé faire preuve d'ouverture, tout en me parlant de rigueur budgétaire. La rigueur, c'est de ne pas laisser tomber les femmes les plus vulnérables.»

Le gouvernement libéral doit annoncer bientôt s'il fait suivre la politique sur l'itinérance, adoptée par le précédent gouvernement péquiste, d'un plan d'action doté de fonds. «Tous les jours, de trop nombreuses femmes doivent frapper aux portes de maisons d'hébergement d'urgence, et trop d'entre elles sont refusées», dit Marjolaine Despars, du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes.

Fréquentation accrue

Mme Despars souligne que l'hiver dernier, la fréquentation a augmenté de 27% dans les 10 ressources montréalaises qui se consacrent aux femmes itinérantes. Il n'est pas rare que l'occupation atteigne 125% dans ces organismes.

La Maison Marguerite oeuvre auprès des femmes itinérantes depuis 35 ans. Chaque année, 300 femmes passent dans les ressources d'hébergement - les 18 lits d'urgences, mais aussi les 18 studios où les femmes peuvent se rebâtir une vie pendant quatre ans, avant de voler de leurs propres ailes. La moyenne d'âge des femmes tourne autour de la fin de la quarantaine.

L'an dernier, la Maison a refusé près de 8400 demandes, faute de place.




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