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Cancers féminins: le temps d'attente excède souvent les délais prescrits

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Selon plusieurs experts, certaines patientes doivent parfois attendre jusqu'à trois mois avant d'être opérées, même si la cible gouvernementale en matière de cancer est de quatre semaines après le diagnostic.

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Les délais d'attente pour bon nombre d'interventions chirurgicales au Québec - comme les opérations de la hanche, du genou et de la cataracte - ont diminué de façon notable au cours des dernières années. Toutefois, les progrès ne semblent pas toucher les opérations contre les cancers féminins.

Selon plusieurs experts, certaines patientes doivent parfois attendre jusqu'à trois mois avant d'être opérées, même si la cible gouvernementale en matière de cancer est de quatre semaines après le diagnostic. La situation est mal vécue par les patientes, mais aussi par les médecins qui les traitent.

Dominique Synnott, chirurgienne à l'hôpital du Sacré-Coeur, affirme que certaines patientes atteintes du cancer du sein doivent actuellement attendre jusqu'à 12 semaines avant de subir une intervention chirurgicale, une situation qu'elle juge inacceptable. Elle déplore le fait que le ministre de la Santé, Réjean Hébert, vient d'exiger des compressions de 50 millions aux directeurs d'établissements de santé dans le secteur de la chirurgie. «J'ai des patientes qui arrivent dans mon bureau et qui, pour toutes sortes de raisons, ont vu leur chirurgie reportée à quatre ou cinq reprises, explique-t-elle. Nous sommes sur la corde raide, donc je ne comprends pas comment on peut couper davantage!

«Tous les jours, j'ai des patients qui pleurent sur mon épaule», ajoute la Dre Synnott, qui ne peut opérer qu'une seule journée par semaine à l'hôpital. «Mais qui va-t-on prioriser? La jeune maman ou une personne en pleine santé et qui est encore active dans la société? On jongle avec l'horreur.»

Même constat pour les cancers du col de l'utérus et des ovaires. Hier matin, dans les pages du quotidien The Gazette, la Dre Lucy Gilbert, directrice du département d'oncologie gynécologique du Centre universitaire de santé McGill, a affirmé qu'elle avait parfois du mal à regarder ses patientes dans les yeux, tellement les délais d'attente avant de pouvoir les opérer étaient longs. Elle a dénoncé le fait qu'elle a accès à la salle d'opération deux jours par semaine seulement et que des patientes voient leur opération reportée semaine après semaine.

Au CUSM, seulement 61% des patientes sont opérées quatre semaines après avoir reçu un diagnostic, a confirmé l'établissement de santé.

Le président de l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, le Dr Robert Sabbah, a aussi déclaré au journal anglophone qu'il est rare que les patientes soient traitées à l'intérieur du délai de quatre semaines.

Le réseau de la santé ne compile pas les temps d'attente pour les interventions contre le cancer.

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