Un député milite pour une signalisation routière bilingue

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M. Birnbaum a assuré n'avoir reçu aucun commentaire négatif à la suite de son initiative.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Le député libéral de D'Arcy-McGee, David Birnbaum, garde espoir de convaincre le gouvernement Couillard d'accepter un affichage en anglais pour toute signalisation routière mettant en cause la sécurité des usagers de la route.

La pétition électronique qu'il parraine sur le site web de l'Assemblée nationale depuis le mois de décembre avait recueilli, en date de lundi, plus de 5300 signatures.

Bien que ce nombre puisse sembler modeste, il n'en demeure pas moins le plus élevé de toutes les pétitions qui sont en attente de dépôt. Plusieurs pétitions déjà déposées ont toutefois recueilli davantage de signatures.

Dans ce cas-ci, la pétition de M. Birnbaum doit être déposée le 2 mars.

Les partisans de la pétition, David Birnbaum en tête, signalent qu'un grand nombre de camionneurs et de touristes en provenance d'ailleurs au Canada et des États-Unis, qui ne sont pas familiers avec le français, de même que plusieurs anglophones québécois unilingues, circulent sur le réseau routier québécois sans comprendre le message de certains panneaux.

Ceux affichant des messages tels «Risque d'aquaplanage», «Allumez vos phares» ou «Voie cahoteuse» doivent être bien compris pour que la sécurité de tous soit assurée, selon ce que précise le texte de la pétition.

Le texte de la pétition signale qu'un alinéa de l'article 22 de la Charte de la langue française stipule que le français peut être suivi d'une autre langue lorsque des raisons de santé ou de sécurité publique l'exigent et qu'aucun symbole ou pictogramme n'existe.

Interrogé par La Presse canadienne en marge d'une conférence de presse sur la lutte contre la radicalisation à Montréal, M. Birnbaum a assuré n'avoir reçu aucun commentaire négatif à la suite de son initiative.

«Pas jusqu'ici; je vous avoue qu'il semble y avoir un intérêt pour la sécurité de tout le monde», a-t-il dit, tout en se réjouissant de la réponse obtenue jusqu'ici.

«Ça démontre qu'il y a une préoccupation pour la sécurité. Il y a un équilibre à rechercher - ce qui est tout à fait permis par la Charte de la langue française - entre la sécurité routière et la protection et la promotion tout à fait légitime de la langue française», a-t-il ajouté.




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