Le PQ veut faire bouger les Québécois une heure par jour

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Selon les données de l'Institut de la statistique du Québec, 14,6 % des Québécois de 12 ans et plus étaient en situation d'obésité en 2007-2008, alors qu'ils étaient 17,4 % en 2013-2014.

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne

Depuis 2014, l'obésité a eu une «partie gratuite» sous la gouverne des libéraux, selon le chef du Parti québécois (PQ) Jean-François Lisée - une accusation que rejette la ministre libérale Lucie Charlebois, qui s'est dite «déçue» et «choquée» par les propos de son adversaire.

Le PQ présentait dimanche son plan pour faire bouger davantage les Québécois face au problème de l'obésité qui gagne en importance depuis plusieurs années.

Le parti compte essentiellement reprendre les recommandations que lui avaient faites plusieurs experts consultés lors d'une tournée du Québec, qui a été menée en 2013 alors que le PQ était au pouvoir.

Les Québécois de tous âges seraient appelés à effectuer une activité motrice pendant une heure, du Centre de la petite enfance (CPE) jusqu'au Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Par exemple, les enfants des écoles seraient encouragés à bouger lors des récréations, à l'heure du midi et même dans les classes - notamment à l'aide de vélo-pupitres. Le PQ veut aussi inciter les travailleurs, les personnes âgées et les Autochtones - en valorisant certains sports traditionnels - à se garder en forme.

«Tout le monde sait quoi faire depuis quelques années. Il a manqué la volonté politique. Alors ce qu'a fait le gouvernement Couillard en arrivant, comme sur bien d'autres dossiers, il a pris ce plan d'action qui était prêt et l'a mis sur une tablette», a lancé M. Lisée lors d'une conférence de presse à Montréal.

Or, la ministre déléguée aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a rappelé que le gouvernement avait présenté en octobre dernier une politique gouvernementale de prévention en santé qui est «beaucoup plus large» et qui «interpelle plusieurs ministères» pour garder en santé les Québécois, de l'enfance, jusqu'à la fin de leur vie.

Le gouvernement a promis une enveloppe de 76,1 millions $ sur dix ans - dont 22 millions $ jusqu'en 2018 - qui s'ajoutera aux 400 millions $ déjà prévus annuellement par le budget des saines habitudes de vie.

Mme Charlebois a même l'impression que M. Lisée a «copié des pans» de sa politique, citant notamment les mesures spécifiques pour aider les communautés autochtones qui seront annoncées dans un plan d'action prochainement, puis l'aménagement du territoire pour favoriser les déplacements, qui se trouve déjà dans le plan gouvernemental.

«Est-ce qu'il y a du travail à faire? Oui. Mais tout ce qu'il vous a donné aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il a copié certains segments sur la politique», a-t-elle ajouté.

La Coalition poids, qui avait d'ailleurs aussi applaudi la politique du gouvernement libéral, a salué l'initiative du Parti québécois.

«Il est décevant de constater que la Politique nationale de l'activité physique, du sport et du loisir, initiée sous le gouvernement Marois et soutenue par de nombreux organismes, n'a toujours pas été adoptée par le gouvernement libéral. Ça fait des années qu'on l'attend», a affirmé par voie de communiqué sa directrice, Corinne Voyer.

Selon les données de l'Institut de la statistique du Québec, 14,6 pour cent des Québécois de 12 ans et plus étaient en situation d'obésité en 2007-2008, alors qu'ils étaient 17,4 pour cent en 2013-2014.




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