La convergence est essentielle à une victoire contre les libéraux, dit Péladeau

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

La convergence des électeurs souverainistes est essentielle à une victoire contre les libéraux aux prochaines élections de 2018, a déclaré mardi le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.

M. Péladeau a estimé que cette convergence est également prioritaire pour atteindre l'objectif de réaliser l'indépendance du Québec.

Le chef péquiste a notamment donné l'exemple de la région espagnole de la Catalogne, où les partis souverainistes se sont rapprochés.

En fin de semaine, le PQ a lancé un nouveau signal d'ouverture aux souverainistes progressistes.

Dans une lettre ouverte qui ne fait aucune référence directe à Québec solidaire, M. Péladeau s'est limité à évoquer une « feuille de route commune », sans parler de l'éventualité d'alliances électorales.

Dans un point de presse, mardi, M. Péladeau a répondu à une question concernant la prochaine échéance électorale de 2018.

« Je pense que la convergence est un élément essentiel à la victoire, a-t-il dit. C'est un élément que nous devons considérer prioritaire si nous souhaitons réaliser l'indépendance. »

Lundi, la co-porte-parole de Québec solidaire Françoise David avait dit que la division du vote souverainiste alimentera la réflexion de ses militants au cours des prochaines années.

M. Péladeau a affirmé qu'il n'était pas fermé à une proposition formulée mardi par le député solidaire Amir Khadir, pour l'instauration d'une primaire souverainiste lors d'une éventuelle élection partielle.

« Toutes ces conversations, ces discussions vont avoir lieu, a-t-il dit. Je dirais, pour l'instant, que nous ne sommes fermés à rien du tout. Nous avons et nous adoptons une perspective d'ouverture. »

Alors que Québec solidaire s'étonnait ces derniers jours que M. Péladeau fasse des appels de phare tant à gauche qu'à droite, auprès de la CAQ, le chef péquiste a tenté de minimiser cette perception.

« Notre formation politique souhaite avoir davantage de militants, je pense que c'est sa nature même, mais qu'il y aurait une opération pour aller à la chasse des électeurs caquistes, je n'ai pas entendu parler de ça », a-t-il dit.

Des primaires « sociales »

Dans un point de presse, M. Khadir a expliqué que le mouvement indépendantiste devrait s'en remettre aux représentants de groupes sociaux pour organiser des « primaires sociales », sans implication des partis politiques.

« Voilà une possibilité pour les mouvements sociaux d'obtenir des victoires contre les politiques libérales, a-t-il dit. C'est en défaisant les libéraux dans leurs comtés. »

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a estimé que la souveraineté n'est plus un projet contemporain.

« À mon avis à moi, ils convergent vers une solution des années 1960. Je crois que ça ne les rapprochera pas de ce que sont les véritables intérêts des Québécois aujourd'hui et qu'ils expriment lors des élections », a-t-il dit.

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