Le gel d'embauche ne sera pas reconduit au-delà du 31 mars

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a mis fin au suspense vendredi: le gel de l'embauche qui avait été imposé dans la fonction publique pour l'année en cours ne sera pas prolongé au-delà du 31 mars, au terme de l'exercice en 2014-2015.

Il y a une semaine, le gouvernement Couillard avait laissé entendre à La Presse Canadienne que le gel d'embauche pouvait être reconduit pour 2015-2016, en cette cruciale année où on vise l'atteinte de l'équilibre budgétaire, et peut-être même dans un horizon plus lointain. Pas moins de 7000 employés occasionnels de ministères et organismes étaient menacés par la reconduction de ce gel d'embauche, avait déploré le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), jeudi.

Dans un discours à Montmagny, dans la région de Chaudière-Appalaches, vendredi, le ministre Martin Coiteux a dissipé l'incertitude et les craintes dans les ministères et organismes.

«Je vous annonce, aujourd'hui, qu'à partir du 1er avril 2015, le gel d'embauche ne sera pas prolongé, a-t-il déclaré. Malgré l'objectif de réduction de la taille de l'État, les occasionnels du gouvernement du Québec dont les tâches seront jugées essentielles pourraient être reconduits [dans leurs fonctions] si les premiers dirigeants et les gestionnaires le jugent à propos et en fonction des besoins régionaux.»

Dans une entrevue à La Presse Canadienne jeudi, la présidente du SFPQ, Lucie Martineau, se montrait alarmée par l'épée de Damoclès qui planait au-dessus de la tête de ses membres. Les occasionnels ont un statut particulier. Ils n'ont aucune garantie d'emploi et ne figurent pas sur les listes de rappel. Ils peuvent être remerciés à la fin de leur contrat.

Mme Martineau avait souligné qu'il y avait beaucoup de jeunes parmi ces occasionnels qui risquaient ainsi de se détourner de la fonction publique, si le gel était prolongé. Elle avait aussi prédit une détérioration des services gouvernementaux en région.

L'évocation d'une reconduction du gel d'embauche s'inscrivait dans un contexte délicat dont il est impossible de ne pas tenir compte, soit les négociations pour le renouvellement des conventions collectives qui s'annoncent ardues, en raison du fossé qui sépare les deux parties.

Le gel d'embauche de 2014-2015 a été mis en place peu après l'élection du gouvernement Couillard, soit le 24 avril 2014. Rappelons que Québec avait aussi annoncé un gel des effectifs en vigueur jusqu'à la fin de l'exercice 2015-2016, en plus d'une réduction des effectifs globaux de 2 % pour l'ensemble de la fonction publique et parapublique.

Le gel de l'embauche, le gel des effectifs ainsi que la réduction de 2 % du personnel sont tous des mesures mises en place en vue de pouvoir atteindre l'équilibre budgétaire au cours de l'exercice 2015-2016.

Dans la dernière année, 281 personnes ont été remerciées en raison du gel d'embauche, selon les données du SFPQ.

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