Temps des sucres décevant dans la région de Montréal

La Beauce semble s'être tirée d'affaire, particulièrement les... (photo olivier jean, archives la presse)

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La Beauce semble s'être tirée d'affaire, particulièrement les érablières dites « froides », situées en hauteur et exposées au vent, comme la cabane à sucre Vachon.

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Louise Leduc
La Presse

Les érables sont loin d'avoir été généreux autour de Montréal, ce printemps, où le temps des sucres a été particulièrement « ordinaire ». L'espoir est maintenant du côté du Bas-Saint-Laurent, où la saison bat son plein.

« Pour nous, notre récolte est le tiers d'une année normale », dit Pierre Faucher, propriétaire fondateur de Sucreries de la montagne, à Rigaud.

« Mars a été très froid et ensuite, la chaleur s'est installée trop rapidement. On se console en se disant que le sirop qu'on a réussi à faire est bon et que les gens viennent autant qu'avant. Les affaires vont bien quand même », dit-il.

Certaines cabanes à sucre ont compensé en s'en remettant au sirop de l'année dernière, alors que la récolte avait été exceptionnelle.

C'est le cas de la Sucrerie Blouin, à l'île d'Orléans, qui n'a pas eu sa meilleure saison, dixit la copropriétaire Julie Blouin. C'est le cas aussi du côté de l'érablière Bois-Joli, située à Saint-Jean-Port-Joli. « Avec un peu de chance, on va finir par avoir 10 barils [de 32 gallons], raconte Blandine Dubé. Si on n'avait pas pu compter sur le sirop de l'année dernière, on en aurait manqué cette année. »

La Beauce semble s'être tirée d'affaire, particulièrement les érablières dites « froides », situées en hauteur et exposées au vent, comme la cabane à sucre Vachon.

MAUVAISE SAISON POUR LES ÉRABLIÈRES ARTISANALES

En revanche, comme partout au Québec, les érablières artisanales en ont beaucoup arraché.

« On a fait entre le tiers et la moitié du sirop de l'an dernier. On est une cabane traditionnelle, on travaille à la chaudière, et ça n'a pas coulé fort. »

- Nathalie Poulin, directrice des opérations de la Cabane à sucre à Pierre, à Frampton

Les érablières qui fonctionnent sans tubulures ne peuvent compter que sur la coulée naturelle de l'arbre. Les tubulures, elles, permettent d'augmenter la pression de l'arbre, ce qui active la coulée.

Si la récolte est terminée autour de Montréal - où se trouve une minorité de producteurs -, c'est loin d'être encore le cas ailleurs au Québec, où la saison bat son plein. « On aura un vrai bilan en mai », relève Simon Trépanier, directeur général de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

Là où c'est loin d'être fini, c'est à Rimouski.

« Il y a encore quatre pieds de neige dans le bois, les hommes doivent y aller en raquettes ou à motoneige et la température est idéale. Encore ce matin, on avait une belle gelée blanche », lance avec enthousiasme Gilles Lepage, de l'érablière La Goudrelle, à Rimouski.

Là-bas, on n'en est encore qu'au quart de la saison et selon M. Lepage, c'est vraiment bien parti. « On a su que ça n'avait pas été terrible dans la région de Montréal, mais ici, c'est l'hiver et si ça continue comme ça, on va avoir de la neige jusqu'en juin ! »




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