Sécurité: des différences existent entre le Canada et la France

Un rassemblement de solidarité avec la France a... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

Agrandir

Un rassemblement de solidarité avec la France a été organisé lundi sur l'esplanade de la Place des Arts, à Montréal.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jim Bronskill
La Presse Canadienne
Ottawa

Le niveau de militantisme djihadiste que l'on retrouve en France et dans d'autres parties de l'Europe occidentale n'existe tout simplement pas au Canada, ce qui fait en sorte que les types d'attaques qui ont dévasté Paris sont moins probables, selon les experts en sécurité.

En France et en Belgique, il y a des milliers de personnes qui, sans être des terroristes, sympathisent avec l'idéologie épousée par les radicaux comme le groupe armé État islamique, a dit Phil Gurski, un ancien analyste du Service canadien du renseignement de sécurité, qui se spécialise dans la lutte contre la radicalisation.

L'an dernier, Michael Zehaf-Bibeau a tué le caporal Nathan Cirillo, un garde d'honneur au Monument national de guerre, avant d'entrer dans le Parlement. Zehaf-Bibeau a rapidement été abattu.

Deux jours plus tôt, Martin Couture-Rouleau avait happé mortellement l'adjudant Patrice Vincent avec sa voiture à St-Jean-sur-Richelieu. Après une poursuite, la police l'avait abattu.

Même si le Canada a été frappé par des attaques de loups solitaires motivés par le djihad, il n'y a pas eu d'attaques coordonnées sur de multiples cibles comme celles de Paris, qui ont tué 129 personnes et qui en ont blessé plusieurs autres.

Le Canada mène beaucoup moins d'enquêtes antiterroristes que certaines nations européennes, et un nombre relativement bas de Canadiens - entre 45 et 60 - ont pris le chemin de l'Irak et de la Syrie pour aller combattre, selon les experts.

«Les terroristes canadiens ne nous ont pas démontré qu'ils étaient en mesure de mener une attaque coordonnée», a déclaré Jez Littlewood de l'École Norman Paterson d'affaires internationales de l'Université Carleton d'Ottawa.

Le Canada a généralement toujours été perçu comme une cible moins intéressante pour les extrémistes.

«Les choses sont meilleures ici. Je ne peux pas imaginer un scénario où le Canada subirait ça, a expliqué M. Gurski. Je ne peux vraiment pas. Et je ne suis pas certain de savoir pourquoi, mais ce que nous faisons ici, nous le faisons de la bonne manière en grande partie.»

M. Littlewood croit que le discours politique du Canada, qui a évité les messages «ouvertement hostiles» envers les immigrants et les réfugiés comme ceux de la droite française, en est la raison.

«Aucune démocratie occidentale n'est parfaite dans cette histoire. Je ne crois pas que quelqu'un puisse affirmer ça», a avancé M. Littlewood.

Il a cependant rapidement ajouté que le Canada «semblait s'en tirer mieux» que la France pour procurer aux nouveaux arrivants une identité et un sentiment d'appartenance.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer