Clinton Cash: le livre critique des Clinton vise des contributeurs canadiens

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L'ancien président américain Bill Clinton aux côtés de sa femme et candidate à la présidence Hillary Clinton.

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
WASHINGTON

Un nouveau livre peu flatteur sur les finances de la famille Clinton a finalement été publié, mardi, après des semaines de rumeurs frénétiques sur ce qu'il pouvait bien contenir et comment il pourrait influencer la course à la présidence en 2016.

Le livre, intitulé Clinton Cash: The Untold Story of How and Why Foreign Governments and Businesses Helped Make Bill and Hillary Rich, tente de faire valoir sur 256 pages que des donateurs ont submergé d'argent la famille Clinton et sa fondation dans l'espoir d'obtenir des faveurs.

Maintenant qu'il est sorti, les alliés des Clinton le dénigrent comme un ouvrage truffé d'erreurs et biaisé signé par un auteur, Peter Schweizer, qui ne cache pas ses allégeances républicaines.

Des contributeurs canadiens sont visés dans le livre, et ils répliquent, eux aussi.

«Clinton Cash» décrit sur quelques pages la relation des Clinton avec la Banque TD et son vice-président, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick et ambassadeur américain Frank McKenna.

M. McKenna a refusé les demandes d'entrevue, mardi. Mais la Banque TD s'est insurgée de la suggestion qu'elle tentait d'influencer la décision sur l'oléoduc Keystone XL en payant 1,8 million de dollars à Bill Clinton pour des conférences entre 2008 et 2011.

Durant cette période, l'épouse de Bill Clinton, Hillary Clinton, dirigeait le département d'État - responsable du processus de Keystone. La Banque TD est l'un des principaux actionnaires de TransCanada - derrière le projet d'oléoduc -, avec plus de 1,8 milliard US en actifs dans la société pétrolière.

L'auteur souligne que M. McKenna a présenté M. Clinton lors de plusieurs événements.

L'institution bancaire a parlé d'un exposé grotesque par l'auteur, faisant valoir que Bill Clinton avait été embauché à l'origine pour des conférences à la fin 2008, quatre jours seulement après que Hillary Clinton eut été nommée secrétaire d'État et bien avant que le projet Keystone devienne un sujet de controverse.

«La Banque TD n'a pas commandité ces événements pour aider à influer sur le soutien à l'oléoduc Keystone», a affirmé la porte-parole Ali Duncan Martin, ajoutant que l'entreprise avait aussi sollicité les services d'Oprah Winfrey, Richard Branson et George W. Bush à titre de conférenciers.

Une figure récurrente dans le livre est le magnat canadien des mines, gérant et philanthrope Frank Giustra.

Il fait état de moments où l'homme de la Colombie-Britannique a décroché des contrats lucratifs, au Kazakhstan et en Colombie, à la suite de rencontre avec les dirigeants de ces pays en présence de l'ancien président américain Bill Clinton. Cette semaine, M. Giustra a tenu à réfuter par communiqué avoir obtenu l'aide de M. Clinton pour décrocher des droits sur l'uranium au Kazakhstan en 2005.

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