Une nouvelle loi sur le transport des animaux demandée

Certaines bêtes peuvent être transportées pendant 52 heures... (Photo Will Kincaid, AP)

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Certaines bêtes peuvent être transportées pendant 52 heures sans avoir accès à de la nourriture ou à de l'eau.

Photo Will Kincaid, AP

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Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
OTTAWA

Un organisme de protection des droits des animaux demande au gouvernement fédéral d'adopter de nouvelles mesures quant au transport des animaux après avoir rapporté un nouveau cas de maltraitance dans une porcherie de Red Deer, en Alberta.

Mercy for Animals Canada a publié une vidéo, qui présente des images à une usine de production de porcs, la Western Hog Exchange, où les bêtes sont rouées de coups de pied et frappées avec ce qui semble être une matraque.

La vidéo, filmée à l'insu des propriétaires, montre aussi des porcs, boitant, qui se font entasser dans des enclos.

La Société protectrice des animaux de l'Alberta et la Western Hog Exchange enquêtent actuellement, mais selon Mercy for Animals, seul le gouvernement fédéral peut intervenir pour régler le problème.

L'organisme a interpellé lundi en conférence de presse le ministre de l'Agriculture, Gary Ritz, pour qu'il établisse de nouvelles normes pour le transport et qu'il définisse ce que sont les conditions acceptables pour les animaux.

Par exemple, certaines bêtes peuvent être transportées pendant 52 heures sans avoir accès à de la nourriture ou à de l'eau, alors que la norme dans d'autres pays est de huit heures. De plus, la température à laquelle elles doivent être exposées n'est pas précisée dans les lois actuelles.

Le groupe demande aussi au gouvernement d'imposer des sanctions aux compagnies qui ne respecteraient pas les nouvelles règles potentielles.

En mars, M. Ritz avait déclaré à la Chambre des communes que de nouvelles règles étaient étudiées.

Le bureau du ministre n'a pas commenté lundi le cas précis relevé par Mercy for Animals. Par courriel, M. Ritz a toutefois rappelé que le bien-être des animaux était une compétence partagée entre les paliers fédéral et provincial. Il a ajouté qu'il avait délégué des pouvoirs à l'Agence d'inspection des aliments du Canada pour qu'elle surveille le traitement des animaux.

«Si quelqu'un enfreint ces lois, il sera sévèrement puni», a tranché le ministre.

Par ailleurs, un employé de l'Agence d'inspection des aliments fait l'objet d'une enquête pour avoir été potentiellement complice dans les événements de l'usine albertaine. Il aurait été sur les lieux et n'aurait rapporté aucun écart de conduite à l'organisme fédéral.

«L'ACIA a lancé rapidement un examen interne par une équipe d'experts en vue de déterminer si des règles fédérales ont été enfreintes et si des mesures d'inspection convenables ont été prises», a indiqué l'agence, dans un communiqué publié samedi sur son site.

Le président de la Western Hog Exchange, qui a visionné la vidéo le mois dernier, estime que ces images ne représentent pas les normes de sa compagnie.

«Plusieurs des images que nous avons vues étaient choquantes et dérangeantes. (...) La Western Hog Exchange prend ses responsabilités sur ce qui survient dans nos établissements et nous allons collaborer entièrement avec les autorités et nos experts», a souligné Brent Moen.

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