Sécurité ferroviaire: le fédéral n'en fait pas assez, selon trois rapports

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Alors que la Chambre des communes amorçait une pause d'une semaine, Transports Canada a discrètement publié trois rapports qui ont été soumis à la ministre des Transports sur les problèmes liés à la classification des produits inflammables, aux interventions d'urgence et aux moyens de confinement.

Photo Jessica Garneau, Archives La Tribune

La Presse Canadienne
OTTAWA

Un groupe de travail sur la sécurité ferroviaire mis sur pied par le gouvernement fédéral affirme que les autorités n'en ont pas assez fait pour s'assurer que les wagons-citernes transportant du pétrole brut qui traversent les villes canadiennes sont sécuritaires.

Alors que la Chambre des communes amorçait une pause d'une semaine, Transports Canada a discrètement publié, en fin de journée vendredi, trois rapports qui ont été soumis à la ministre des Transports, Lisa Raitt, le 31 janvier.

Ces rapports portent sur les problèmes liés à la classification des produits inflammables, aux interventions d'urgence et aux moyens de confinement.

Depuis le déraillement qui a fait 47 morts à Lac-Mégantic en juillet, l'attention s'est surtout concentrée sur un vieux modèle de wagon-citerne encore utilisé pour transporter le pétrole brut.

L'industrie ferroviaire fait depuis longtemps pression sur les gouvernements pour qu'ils améliorent les normes de sécurité pour ce type de wagon-citerne, appelé DOT-111. Le mois dernier, le Canada et les États-Unis ont finalement adopté de manière commune des normes plus élevées.

Ces nouvelles normes ne font toutefois que confirmer de façon officielle un code de conduite volontaire mis en place par l'industrie en 2011.

Selon les rapports du groupe de travail, les organismes de régulation, l'industrie, les fabricants de wagons et les expéditeurs peuvent aller encore plus loin pour améliorer la sécurité des convois.

Dans une recommandation intérimaire, le groupe suggère à Transport Canada de passer en revue toutes les activités ferroviaires impliquant le transport de pétrole brut à l'aide des modèles de wagon-citerne actuels.

Il affirme que réparer ou retirer les vieux wagons-citernes DOT-111 devrait être une priorité et recommande la tenue d'une étude afin de déterminer quand les réparations pourraient avoir lieu.

À long terme, Transports Canada doit étudier les demandes de l'association américaine des chemins de fer, qui exige des normes encore plus strictes sur le plan de la sécurité pour les nouveaux wagons-citernes DOT-111.

D'après les rapports, environ 228 000 wagons-citernes DOT-111 sont présentement en service en Amérique du Nord. Sur le lot, 92 000 transportent des liquides inflammables. Les wagons fabriqués depuis 1974 ont une durée de vie de 50 ans.

Depuis que l'industrie ferroviaire a volontairement décidé de construire de meilleurs wagons-citernes il y a trois ans, environ 26 000 DOT-111 ont été retirés des rails, indiquent les rapports. Ce nombre devrait passer à 44 7000 wagons-citernes cette année et à 52 500 en 2015.

L'association américaine des chemins de fer, la Fédération canadienne des municipalités, le Canadien Pacifique, le Canadien National et Teamsters Canada comptent parmi les organisations qui participent au groupe de travail.




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