Des maires dans l'île de Montréal demandent le virage à droite au feu rouge

Après avoir été en faveur de l'autorisation du virage à droite au feu rouge... (PHOTO Martin Chamberland, ARCHIVES LA PRESSE)

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La Presse Canadienne

Après avoir été en faveur de l'autorisation du virage à droite au feu rouge lors de la dernière campagne électorale municipale, le maire de Montréal, Denis Coderre, change son fusil d'épaule.

Il s'est opposé mardi à la demande formulée par les maires de 15 municipalités de l'île de Montréal qui demandent au ministre des Transports, Laurent Lessard, de changer les règles.

«Ce n'est pas pertinent à ce moment-ci», a expliqué M. Coderre, au cours d'une mêlée de presse, en marge d'un événement de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), quelques heures après la sortie de la coalition d'élus montréalais.

«Vous savez que nous sommes en train de nous donner une »Vision zéro« (en matière d'accident)», a-t-il ajouté.

Montréal a toujours hésité à permettre de tels virages, que le reste de la province autorise pourtant depuis 2003.

Le maire Coderre a toutefois affirmé qu'il ne s'opposait pas à ce que le ministère des Transports du Québec (MTQ) puisse de nouveau évaluer la possibilité de permettre aux automobilistes de virer à droite au feu rouge lorsqu'ils circulent sur les routes de la métropole.

L'île de Montréal et la ville de New York seraient les seuls endroits en Amérique du Nord où le virage à droite au feu rouge n'est pas permis. La sécurité des piétons est la raison généralement invoquée pour expliquer le refus.

En début de journée, lors d'une conférence de presse, la maire de Mont-Royal, Philippe Roy, a affirmé qu'un sondage commandé par la coalition d'élus à la firme CROP indique que près des trois quarts de la population résidant dans l'île de Montréal est favorable au virage à droite au feu rouge.

«C'est permis depuis 13 ans et les statistiques du MTQ prouvent que le comportement des automobilistes québécois est identique à celui des autres villes au Canada et en Amérique du Nord», a-t-il affirmé.

M. Roy souligne que les statistiques gouvernementales indiquent que le nombre de véhicules a triplé depuis 1973, passant de 2,2 millions à 6,3 millions.

De plus, a-t-il ajouté, bien qu'il y ait maintenant presque deux fois plus de détenteurs de permis de conduire, le nombre de décès sur la route a plongé de 83 % au cours de cette période.

Le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, affirme pour sa part que les avantages d'un tel changement de réglementation sont supérieurs aux inconvénients en matière d'amélioration de la circulation, de réduction de la pollution et de réduction du temps de déplacement.

En vertu des règles actuelles au Québec, près de quatre intersections sur 10 dotées de feux de circulation n'autorisent pas le virage à droite au feu rouge. Dans ce contexte, la coalition estime qu'il serait possible de permettre le virage à droite au feu rouge pour 1550 des 2587 intersections de l'île de Montréal.

Pour sa part, le ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, Martin Coiteux, s'est bien gardé de s'immiscer dans ce débat, affirmant que son gouvernement venait de donner plus de pouvoirs aux municipalités de la province.

«Les élus municipaux, le maire de Montréal et les conseillers vont devoir se positionner, a-t-il dit, après son discours devant la CCMM. Nous n'allons pas faire les choses de manière unilatérale.»

Il a invité les acteurs concernés à se faire entendre lorsque la Société d'assurance-automobile du Québec (SAAQ) sera de passage à Montréal dans le cadre de ses consultations en vue de la refonte du Code de la sécurité routière.




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