Première sortie publique réussie pour le train électrique de la Caisse

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CDPQ Infra, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, ambitionne de mettre le train électrique en service dès 2020 et souhaite attirer 150 000 usagers par jour, en misant notamment sur une fréquence de service élevée, avec des départs toutes les trois à six minutes, selon les destinations.

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Bruno Bisson
La Presse

Quelques centaines de personnes ont répondu, mercredi, à l'invitation de la Caisse de dépôt et placement du Québec pour prendre connaissance des grandes lignes du projet de Réseau électrique métropolitain (REM), dans l'arrondissement de Saint-Laurent, où le futur train électrique doit compter cinq stations, en 2020.

Cette première sortie publique du REM, conçu par CDPQ Infra, filiale de la Caisse, a confirmé l'intérêt du grand public pour ce vaste projet de transport en commun estimé à 5,5 milliards qui reliera les banlieues nord et sud de la métropole au centre-ville, en plus d'offrir une desserte rapide et entièrement automatisée vers l'Ouest-de-l'Île et l'aéroport Trudeau, à Dorval.

« C'est un projet magnifique », affirme un résidant de l'arrondissement de Saint-Laurent, Kader Edjar.

«Un train électrique, c'est très bon pour l'environnement et pour Montréal, qui étouffe trop souvent à cause de la circulation.»

Kader Edjar

Sa conjointe, Regina, est tout aussi enthousiaste et dit que le REM « nous ouvre pas mal d'horizons. Nous habitons ici, dans Saint-Laurent. Mon fils habite à Cartierville [au nord de Montréal] et il prend régulièrement le train pour aller travailler au centre-ville. Nous allons souvent à l'aéroport de Dorval et nous aimons aussi aller sur la Rive-Sud. Ça va nous libérer de l'automobile. »

Guy St-Jacques, qui habite aussi dans l'arrondissement, trouve le projet intéressant, « dans une ville comme Montréal qui est de plus en plus congestionnée. Le projet est bien démarré. La formule "portes ouvertes" n'est peut-être pas idéale si on veut faire valoir notre point de vue, mais ça nous permet de mieux le comprendre ».

Le projet REM proposé par CDPQ Infra prévoit la création d'un nouveau réseau de train électrique qui s'étendra sur 67 kilomètres et qui comptera, dans une première phase, 24 stations. La filiale de la Caisse ambitionne de le mettre en service dès 2020 et souhaite attirer 150 000 usagers par jour, en misant notamment sur une fréquence de service élevée, avec des départs toutes les trois à six minutes, selon les destinations.

BEAUCOUP DE CURIOSITÉ

Depuis sa première présentation publique, en avril dernier, ce projet de transport en commun soulève beaucoup de curiosité. Pour sa première prise de contact avec le grand public, CDPQ Infra a opté pour une formule très ouverte, avec des écrans interactifs pour détailler les trajets des différentes antennes et de grands panneaux explicatifs présentant les principaux impacts environnementaux du projet et ses interconnexions avec les réseaux de transports publics existants.

Le personnel de CDPQ Infra répond aux questions du public et présente les grandes lignes d'un projet qui pourrait encore être substantiellement modifié d'ici le lancement des premiers travaux de construction, prévus dans un an. Le projet doit notamment faire l'objet d'un examen détaillé du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), prévu à l'automne.

La formule ne fait pas l'unanimité, pas plus que le projet lui-même. Une jeune femme, qui s'est présentée sous le nom de Geneviève, se disait un peu déçue par la minceur des informations disponibles.

«J'aurais aimé avoir une vraie présentation pour qu'on m'explique comment ça va se coordonner avec les autres grands chantiers de Montréal, comment c'est connecté avec le métro, pourquoi il n'y a rien dans l'est de la ville.»

Geneviève

« C'est positif, c'est très positif, mais je vois qu'on fait beaucoup de récupération de choses qui existent déjà, comme la ligne de Deux-Montagnes. Je vais sûrement aller fouiner au BAPE, pour voir, parce que si toutes les séances sont comme celle-ci, je ne suis pas sûre que ça vaille la peine », dit-elle.

David Fletcher, de la Coalition verte (Green Coalition), un groupe environnemental très présent dans l'Ouest-de-l'Île, ne cachait pas non plus son inquiétude quant aux effets du projet sur le développement immobilier dans certains secteurs boisés à l'ouest de Kirkland, que des promoteurs ont à l'oeil depuis très longtemps.

« Dès que j'ai vu le projet, assure-t-il, je me suis dit que si la Caisse ne fait pas d'argent avec le transport en commun, elle va permettre à d'autres d'en faire avec des condos. Pour la grande majorité d'entre nous, cela va surtout représenter des coûts en infrastructures qui vont aller en augmentant, avec les années. »

La tournée « portes ouvertes » du REM de la Caisse de dépôt se poursuit, ce soir, à Brossard, sur la Rive-Sud.

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