Pannes radio du SPVM: Coderre perd patience

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Le nouveau système de communication des policiers et des pompiers, qui a coûté plus de 70 millions à Montréal jusqu'à présent, est tombé en panne à trois reprises depuis le début de 2016.

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Les pannes récurrentes du nouveau système de communication des policiers et pompiers de Montréal exaspèrent le maire Denis Coderre, qui a convoqué le président du fournisseur Airbus DS Communications pour obtenir des explications. Appréhendant de nouvelles interruptions de service, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a décidé de distribuer des centaines de téléphones cellulaires à ses patrouilleurs, a appris La Presse.

Le système SERAM, qui a coûté plus de 70 millions à Montréal jusqu'à présent, est tombé en panne à trois reprises depuis le début de 2016. Ces interruptions de service sont venues s'ajouter aux deux épisodes vécus depuis le lancement du système en décembre 2014.

« Je ne suis pas content. Quand ça fait cinq fois que ça foire... » s'est impatienté Denis Coderre cette semaine.

Le maire de Montréal a demandé une rencontre la semaine prochaine avec l'entreprise Airbus DS Communications, qui est responsable de l'installation, de la gestion et la maintenance du système SERAM. L'entreprise a confirmé hier que le président et chef de la direction, Bob Freinberg, rencontrera le maire Coderre mercredi prochain.

DES CELLULAIRES « EN BACK-UP »

Lors de la dernière panne, survenue le 2 mai, le système SERAM a été hors d'usage pendant une heure et demie, empêchant les policiers de communiquer avec leur centrale de répartition.

Pour éviter le pire, chaque auto-patrouille du SPVM qui prend la route sera désormais munie d'un téléphone cellulaire. Il s'agit avant tout d'une « béquille », d'un « back-up » pour communiquer avec les répartiteurs ou pour demander du renfort, a décrit une source bien informée qui a requis l'anonymat par crainte de représailles de son employeur.

Denis Coderre dit vouloir savoir avec précision les problèmes qui minent le système de communication. « On me parle d'erreurs humaines. Est-ce que c'est quelqu'un qui s'accroche dans le fil ? »

Le maire en vient à se demander si Montréal est à nouveau victime de l'obligation de retenir les services du soumissionnaire le moins cher. « À l'annonce du contrat, ils se sont vantés que ça coûtait moins cher, mais ils auraient peut-être pu mettre un peu plus d'argent pour s'assurer que ça fonctionne », a-t-il déploré.

Malgré les pannes répétées et son exaspération croissante, Denis Coderre a malgré tout tenu à se faire rassurant. « Il n'y a pas de problème de sécurité, tant chez les pompiers que les policiers. Mais j'ai beau dire de ne pas s'inquiéter, ça me fatigue. Il faut que ça marche à un moment. »

Quelle est la source du problème ? Peut-on s'attendre à d'autres pannes ? Mystère. « Nous travaillons en étroite collaboration avec la Ville de Montréal pour éliminer tout impact opérationnel lorsque le réseau IP éprouve des problèmes », s'est borné à dire Flynn Nogueira, porte-parole d'Airbus DS Communications.

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