Ville de Montréal: le nombre de plaintes dénonçant le favoritisme explose

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Le nombre de plaintes dénonçant des cas de favoritisme à la Ville de Montréal a pratiquement doublé en 2015 en par rapport à l'année dernière.

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Le nombre de plaintes dénonçant le favoritisme dans l'octroi des postes à la Ville de Montréal a pratiquement doublé l'an dernier, selon le rapport annuel 2015 de la Commission de la fonction publique de la métropole (CFPM). Une importante partie de cette hausse est attribuable à un seul service où une trentaine de signalements dénoncent l'existence d'un « clan ».

Le chien de garde de l'embauche à la Ville de Montréal rapporte avoir reçu pas moins de 100 plaintes et signalements en 2015. C'est nettement plus que les 57 de l'année précédente.

Une importante problématique dans un seul service est en grande partie responsable de cette forte augmentation.

« La présence d'un "clan" inciterait des gestionnaires impliqués dans ces processus [d'embauche] à favoriser les membres de leur clan ou des employés ayant des liens d'amitié avec eux », peut-on lire. La Commission a de plus noté dans son enquête l'existence de « liens de parenté entre des employés et leur supérieur hiérarchique ».

Le problème au sein de cette unité existerait depuis un certain temps, mais les employés ont longtemps craint de dénoncer « par peur de représailles ». « Le nombre important d'allégations déposées à la CFPM dans ce dossier de même que leur gravité indiquent clairement que le niveau de confiance des employés accordé aux processus de dotation est très faible », poursuit le rapport.

RISQUE ÉLEVÉ DE FAVORITISME

Le rapport annuel dénonce à nouveau le recours à des nominations temporaires pour pourvoir des postes de cadres et contremaîtres. Sur 111 postes ainsi comblés en 2015, une analyse a révélé que « 78 % ont fait l'objet de nominations non conformes », un taux jugé « très préoccupant ».

« L'insuffisance des mécanismes de contrôle exercés par le service des ressources humaines laisse place à de trop nombreuses nominations temporaires empreintes de favoritisme », peut-on lire.

La CFPM a émis 47 avis de non-conformité, mais le service des ressources humaines s'est dit en accord avec seulement 11 d'entre eux.

PEU D'ÉCOUTE

La Commission déplore d'ailleurs le peu d'écoute et les « longs délais de réponse » à ses recommandations.

Dans son rapport, la Commission rappelle que son rôle est de « s'assurer que l'employeur n'écarte pas des candidats compétents et qu'il s'assure de la compétence de ceux qu'il nomme ». Alors que la CFPM continue à réclamer plus de pouvoirs pour intervenir lors de situations problématiques, l'administration a récemment présenté un projet de règlement afin de limiter son travail à traiter les plaintes des employés.

PLAINTES FAITES À LA COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE

2015 : 100

2014 : 57

2013 : 57

2012 : 43

2011 : 30

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